Transport - Aérien
Environnement : La Grande-Bretagne veut taxer l'aérien
L’Iata appelle le gouvernement britannique à abandonner son projet de taxe sur l’aviation en faveur de l'environnement. Cette nouvelle taxe doit permettre à partir du 1er novembre 2009 de collecter plus de 3 milliards d'euros par an.

Mieux. D’ici 2011/2012 la somme atteindrait plus de 4 milliards. De plus, le Royaume-Uni prévoit de rejoindre le système européen d’échanges de quotas d’émissions de CO2 à partir de 2012, avec une charge de coûts supplémentaires. Il n'en fallait pas plus pour provoquer la colère de Iata : "Je veux savoir où ira cet argent. Et combien d’arbres le Chancelier plantera avec ces 2,5 milliards de livres ? Le fait de remplir les caisses du Royaume-Uni aux dépens des vacanciers, des hommes d'affaires ou des entreprises à l’export ne constitue pas une politique environnementale. Au lieu d’inventer de nouvelles taxes avec des méthodes compliquées de calcul, les gouvernements devraient soutenir l'investissement dans la recherche de technologies vertes, assister les prestataires de services de navigation aérienne pour améliorer les routes et permettre aux compagnies aériennes d’opérer en utilisant le moins de carburant possible. Quant aux mesures économiques, concentrons-nous sur le système d’échanges de quotas d’émissions", a conclu Giovanni Bisignani.