La SNCF a évoqué la possibilité d'afficher sur les billets les taxes payées par le transporteur au gestionnaire des voies ferrées, Réseau Ferré de France (RFF), comme c'est le cas sur les billets d'avions.
Une manière pour la SNCF de montrer au client le coût exogène qu'elle doit payer à RFF, et d'une certaine manière faire pression sur le gestionnaire pour ne pas les augmenter alors qu' Hervé Mariton, député UMP de la Drôme et rapporteur spécial du budget des transports, préconise une hausse des péages ferroviaires. Selon le député, les "hypothèses envisagées actuellement consistent à prévoir une augmentation annuelle de 20 à 60 millions d'euros". La SNCF ne l'entend pas de cette oreille. Elle prône une hausse décroissante (+40 millions en 2010 et zéro en 2014) en échange d'une hausse de 120 millions par an à partir de 2008 des dividendes qu'elle verse à l'Etat (131 millions au titre de 2007). Les préconisations du député remettraient la stratégie de la SNCF en question, basée sur le volume de vente et des tarifs attractifs. Selon la SNCF, déjà critiquée pour la hausse des ces prix alors qu'elle réalise des bénéfices, les péages représentent 30 % du prix d'un billet. |