Transport - Location de voitures
Le loueur Ucar fait sa pub sur le dos des "pauvres" qui "polluent"
Si l’objectif d’une publicité est de faire parler, alors, bien joué. Avec, comme prétexte commercial, le droit à une voiture propre pour tous, Ucar a blessé des associations militantes en qualifiant les "pauvres" de "dégueulasses" car ils roulent avec des voitures polluantes. Jean-Claude Puerto-Salavert, président-fondateur de Ucar, se justifie dans une lettre ouverte.

C’est une publicité que Le Parisien a refusé de diffuser – à la différence du Monde - et qui a provoqué l’ire d’associations qui luttent au quotidien contre la pauvreté (Emmaüs et Secours Catholique). La publicité peut-elle s’accommoder d’un humour à la Coluche ? Dans une lettre ouverte, Jean-Claude Puerto-Salavert, président-fondateur du loueur Ucar, s’explique. « Evidemment, je n’ai voulu blesser personne… et je crois que dans la polémique sur notre annonce beaucoup se disent choqués sans avoir seulement pris connaissance de notre message. Ces postures ne me touchent pas. Par contre j’adresse des regrets sincères à tous ceux qui se sont sentis affectés par notre campagne ». Il ajoute : « Des solutions nouvelles existent qui permettent à tout le monde, même aux ménages les plus modestes, de rouler dans une voiture propre et de faire des économies, à condition toutefois de renoncer à la propriété. Lorsqu’on est propriétaire de sa voiture, on la choisit en fonction du besoin le plus important de l’année : les vacances ou les week-ends lointains en famille… et 90% du temps, on s’en sert pour aller travailler seul ou pour conduire les enfants à l’école à quelques kilomètres. Pour se payer cette grosse voiture, comme elle est chère, on l’achète souvent d’occasion ». Alors quelle solution ? La location, bien sûr. « Elle permet de… s’adapter à l’usage du moment : on peut rouler 90% de son temps dans une petite voiture et choisir une grosse seulement lorsqu’on en a vraiment besoin. Ainsi, on roule toujours dans une voiture “propre”. Le Bureau de vérification de la publicité (BVP) a condamné la campagne en estimant qu'elle contrevenait aux "règles déontologiques" et "professionnelles".
Laurent Guéna