Mis à jour le 16/05/2012 à 18h45
Transport

CCE d'Air France: la direction chahutée, De Juniac reste ferme

CCE d'Air France: la direction chahutée, De Juniac reste ferme

La direction d'Air France a été contrainte de suspendre le comité central d'entreprise vendredi matin et de quitter la salle de ce CCE envahie par plusieurs centaines de salariés. Alexandre de Juniac, président de la compagnie, est resté ferme. Dans le même temps, les syndicats n'ont pas été convaincus par les explications de Thierry Mariani, secrétaire d'Etat au Transport., sur l'encadrement du droit de grève. De nouvelles actions ne sont pas à exclure.

Les salariés ayant pénétré dans la salle ont demandé à la direction de quitter les lieux, ce qu'elle a refusé de faire pendant un moment avant de céder aux demandes des manifestants. Ces derniers scandaient "on est chez nous, on est chez nous". Le PDG Alexandre de Juniac, qui avait reçu jeudi après-midi les syndicats, n'était pas présent au CCE. Lors d'une web-conférence, vendredi après-midi,  il a dénoncé le "comportement déplacé et  indigne d'une petite minorité". Puis, il la rappelé le contexte : "sur la base d'un nouveau modèle économique, nous devons bâtir un nouveau modèle social".  L'idée est de revoir des dizaines d'accords sur la RTT, l'organisation du travail, les congés, les indemnités et primes, les carrières, etc. Sur la manière de procéder, le PDG affiche l'intention de dénoncer les accords visés, ce qui oblige les syndicats à négocier. Des accords dénoncés restent valables seulement 15 mois.Ou alors les deux parties tombent d'accord sur un calendrier et une liste de textes à discuter, écartant ainsi la menace de la dénonciation et donnant à la direction un délai raccourci pour aboutir, conformément à sa volonté. D'ici au prochain CCE en mars, le choix devra avoir été arrêté.  S'enclencheront alors des négociations sur le fond, texte par texte, qui seront ardues. En attendant de nouvelles grèves ne sont pas exclues. En effet, vendredi, les syndicats n'ont pas été convaincus par les explications de Thierry Mariani, secrétaire d'Etat au Tourisme, qui justifiait la loi qui encadre le droit de grève.

vendredi 10 février 2012 (11h58)
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