› Les touristes sont "en sécurité en Tunisie" où ils peuvent voyager sans crainte, a assuré jeudi à l'AFP le ministre tunisien du Tourisme, Khelil Lajimi, faisant état "d'aucune annulation" suite à l'enlèvement dans le Sahara de deux touristes autrichiens.
Cette annonce fait suite à un enregistrement retransmis sur Al-Jazira et repris par le journal Le Monde dans lequel un porte-parole d'Al-Qaida au Maghreb met en garde "les touristes occidentaux voyageant pour leurs loisirs en Tunisie alors que nos frères de Gaza sont massacrés par les juifs". Le gouvernement tunisien préfère jouer l'apaisement : "rien ne permet de dire que l'enlèvement a eu lieu en territoire tunisien". Il rappelle que "la Tunisie continuera d'offrir aux touristes toutes les conditions d'un séjour confortable et agréable". Mais Tahar Sayhi, président de la fédération des agences de voyages tunisiennes, est plus circonspect. Il explique à l'AFP que "tout dépendra du dénouement de l'affaire. Si les otages sont libérés avec paiement de rançon, les incidences sur le tourisme seront insignifiantes". "Dans le cas inverse, on peut craindre des répercussions négatives sur le marché autrichien (90.000 clients en 2007) et allemand (514.000) voisin". Pour sa part, le ministère autrichien des Affaires étrangères a confirmé jeudi avoir reçu un ultimatum de la branche d'Al-Qaïda au Maghreb exigeant la libération de prisonniers détenus en Algérie et en Tunisie en échange des deux touristes autrichiens dont elle a revendiqué l'enlèvement. |