› A l'approche des premières assises du tourisme de l'Outre Mer qui se dérouleront à Paris le 21 novembre prochain, le groupement hôtelier et touristique guadeloupéen tire la sonnette d'alarme sur l'état catastrophique du tourisme aux Antilles.
Nicolas Vion, président du groupement hôtelier et touristique guadeloupéen s'inquiète quant à l'état du tourisme dans les DOM : "force est de constater que le tourisme des départements Français des Antilles et de l'Océan indien a traversé une crise sans précédent et se remet très difficilement". La Guadeloupe a vu disparaître en peu de temps un tiers de son parc hôtelier (1.758 chambres), Saint Martin est passé de 3.000 chambres il y a cinq ans à environ 1.500 aujourd’hui, la Martinique de 3.500 à moins de 2.500. Les raisons d'une telle dégradation sont dues à plusieurs facteurs : l'éloignement des pays émetteurs, le coût du transport et du travail, la conjoncture économique actuelle, mais aussi un coût d'entretien élevé en raison des conditions climatiques. Afin d'endiguer cette situation, Nicolas Vion préconise six grands axes d'investissements qu'il espère soumettre lors des assises. Il veut par exemple "des coûts de transport qui ne nous mettent pas hors marchés", "un soutien de la demande d'autant plus indispensable que le ralentissement économique va l'affaiblir" ou encore "une baisse de nos coûts d'exploitation et non une hausse comme cela se dessine". |