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Switch : Promovacances mettrait 10 millions d'euros sur la table
Switch : Promovacances mettrait 10 millions d'euros sur la table
› Hier, mercredi 29 octobre, le tribunal de commerce de Creteil s'intéressait à Switch. Promovacacances aurait mis dix millions d'euros sur la table.

Un seul repreneur, Karavel / Promovacances, s'est présenté au tribunal. Seules les sociétés retenues pour poursuivre l’activité avec Karavel restent dans la salle. Banques, assurances, bailleurs, hébergeurs informatiques… A priori, 40% du personnel sera repris par le repreneur. Le résultat définitif du jugement sera connu demain.
mercredi 29 octobre 2008 (18h55)
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Comme au Monopoly c'est son anniversaire, tous les joueurs doivent lui donner 2 660 euros
Mr alexis Selinger
  alexis

Dans une interview paru dans l'Echo du Tourisme l'APS estime à environ 8 000 clients laissés sur le carreau par la cessation de paiement de la la société Switch. Selon le site Tourmag ils seraient près de 10 000. Avec un panier moyen de 800 à 950 euros, c'est environ 8 à 9 millions d'euros qui vont être nécessaires pour traiter ce « sinistre ».

Comme la trésorerie de cette association est alimentée par les cotisations de ses 3 000 membres, le calcul est facile à faire, chacun d'eux va devoir d'une manière ou d'une autre sortir de sa poche un minimun de 2 660 euros.

Alors que rien dans ses statuts ne s'opposait à ce que l'APS ,en fonction des destinations, mette en compétition Karavel / PromoVacances avec d'autres TO et choisisse les moins disants, elle a confié en bloc à cette dernière le soin de proposer des offres substitutives, et ce remarquons le, avant même que le tribunal de commerce lui accorde en bonne et due forme la concession de l'enseigne Partir pas Cher.

Pour justifier cette décision prise apparemment sans concertation, dans l'urgence et dans l'opacité totale, elle a expliqué que faute de disposer d'un back office elle était dans l'incapacité de traiter les résas en instance.

Face à la légitime inquiétude de ses mandants elle a voulu être rassurante et a fait savoir que sa trésorerie était en mesure de supporter ce sinistre. Qui plus est, elle disposait d'une réassurance à hauteur de 5 millions d'euros.

A supposer que le réassureur paie, il n'en reste pas moins vrai qu'il subsistera un différentiel de 3 à 4 millions que l'APS devra absorber sur sa trésorerie et par conséquent les faire supporter aux adhérents.

Compte tenu que 5 millions d'euros est une somme importante et que la crise actuelle n'incite aucune entreprise à distribuer des largesses, rien n'interdit de penser qu'avant de signer un chèque d'un tel montant ce réassureur ne va pas examiner le dossier et vérifier si dans cette triste affaire l'APS n'a pas pour le moins manqué de prudence.

Aux vues des pertes de la société Switch sur l'exercice 2007, des rumeurs de recherche d'un repreneur, pour mémoire selon Tourmag une dizaine de TO membres de cette association ont été contactés par M. Jean-Pascal Siméon, pourquoi l'APS ne s'est pas soucié de savoir si son adhérant était ou non dans la capacité de faire face à ses engagements hôteliers et si tel n'était pas le cas pourquoi n'a-t-elle pas pris des mesures conservatoires complémentaire à la hauteur du risque prévisible de cessation de paiement.

Quoi qu'il en soit l'heureux bénéficiaire de se pactole est la société Karavel / PromoVacances dirigé reconnaissons le avec brio par M. Alain de Mondoça.

Non seulement il a su stratégiquement « trainer » sur 6 mois les négociations de telle sorte qu'il soit au final le seul repreneur mais qui plus est alors que l'ensemble des PME se plaignent de la frilosité de leur banque et éprouvent des difficultés à obtenir leur appuis, lui a su trouver les concours nécessaires.

Il est vrai qu'après des études à Harvard, un MBA en poche il ne joue pas dans la même division que celle des autodidactes formés sur le tas ou des titulaires d'un simple BTS tourisme.

Dès lors où les créanciers sont éconduits, que plus de la moitié du personnel est licencié, que les dettes sociales et du trésor ne sont pas à la charge du repreneur, l'affaire est juteuse.

M. Alain de Mondoça se débarrasse d'un concurrent qui lui faisait de l'ombre sur le même créneau de clientèle. Il récupère une flotte de catamarans qui lui permet de mieux gérer ses offres sur la saison hiver et si d'une main il met selon l'expression du Quotidien du Tourisme 10 millions d'euros sur la table de l'autre il en perçoit par l'APS 8 ou 9 millions auxquels s'ajoute le portefeuille résa hiver / printemps existant.

Certes c'est la dure loi du marché mais à moins d'un rebondissement imprévisible rien n'est reprochable à Karavel / PromoVacances.

Dans cette opération elle a joué parfaitement sa partition même si des zones d'ombre subsistent quant au rôle exact de M. Jean-Pascal Siméon, de son staff managerial ainsi que sur les raisons réelles de cette cessation de paiement.

Au titre de professionnel de la communication, concepteur / rédacteur publicitaire, j'avoue apprécier à sa juste valeur les déclarations de M. Alain de Mondoça concernant la qualité des collaborateurs de la société Switch et l'implication de la cellule Karavel / PromoVacances mise en place pour gérer les clients laissés sur le carreau par M. Jean-Pascal Siméon.

Cela nous change du vieil humour autocariste « la bielle de Cadix a des essieux de velours » ou des déclarations péremptoires des beaufs affairistes avec chaines et gourmettes qui sévissent encore dans la profession.
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