Comme chez la plupart de ses confrères, Voyageurs du Monde a su convaincre 95% de ses clients affectés par le nuage de cendres, de reporter leur voyage sur un an. Aux récalcitrants, la direction du groupe explique qu’il est dans leur intérêt de reporter, puisque demander le remboursement entraînerait automatiquement des frais.
Alain Capestan, DG de Voyageurs du Monde, indique ne pas partager l’avis juridique des associations de consommateurs qu’il estime "extrémiste et trivial" et annonce qu’il accepte de rembourser les clients qui en feront la demande, moins les frais que lui-même supportera de l’annulation définitive. "La position de sagesse est de négocier au mieux les conditions de reports. Les clients feront leur voyage plus tard et nous, nous avons des arguments à faire valoir auprès des prestataires qui se voient rassurés et donc jouent le jeu" indique t-il, estimant avoir la jurisprudence pour lui. Le groupe VDM, après consultation d’une "batterie d’avocats spécialisés" indique que le cas de force majeure tant avancé dans cette affaire, prévaut sans ambiguïté et joue en faveur des TO. Pour appuyer son analyse, il fait référence à un cas de jurisprudence. Celui d’une agence dont les clients n’avaient jamais pu atteindre l’aéroport au lendemain de la tempête de 1999. Ils ont demandé le remboursement intégral en vain. L’agent de voyages avait alors évoqué la force majeure et la justice lui avait donné raison à deux reprises. Alain Capestan rappelle que la fermeture "brutale, subite et violente de l’espace aérien" n’était ni de la faute des TO ni de celle des agences, ni de celles des clients. Il conclut : "Quand c’est la faute de personne, c’est pour sa pomme".
SD, mardi 27 avril 2010 (19h07)
Vos réactions
Mr
toobee
Pour illustrer les propos de Mr Castaing et Mr Thomas, je vous livre le témoignage du consommateur que je suis. C'est tout bonnement édifiant et ça se passe de commentaires :
N'étant pas depuis le début opposé par principe à un report sous réserve qu'il soit à des conditions acceptables, j'étudie la possibilité d'un départ au cours des vacances de la Toussaint pour un séjour acheté à une agence de voyages locale (qui est plutôt encline à nous soutenir, merci à eux) et dont un TO très connu (mammouth du secteur) est l'organisateur. Voici la réponse de ce TO à une conversation téléphonique que l'agent de voyage vient d'avoir avec eux en ma présence : 1. Déjà, ce TO refuse de rembourser. Clairement, c'est une consigne donnée à tous les (pauvres) collaborateurs qui agissent en frontal avec les clients ou agences et qui s'en prennent au passage plein la tronche. 2. Le séjour est moins cher à cette période. 900 € de différence. Refus de rembourser la moins-value, malgré le fait que leurs C.G.V. disent rigoureusement le contraire. Il sont donc de fait hors-la-loi mais ça ne semble pas poser pas de problème. 3. Nous rentrons alors dans une discussion portant sur la possibilité d'étendre les prestations initiales afin de compléter ce différentiel à hauteur de la somme qu'on leur a versée il y a plusieurs semaines. Dans l'exemple, extension d'une 1/2 pension vers pension complète. Comprenez-moi bien, il ne s'agit en aucun cas de compensations commerciales de la part du TO mais bien du prix d'un nouveau séjour telle qu'apparaissant dans leur catalogue à cette date. 4. Et là, catastrophe ! : les prestations complémentaires d'un séjour modifié à cette date (avec pension complète donc) dépassent de 29 € le prix initial qu'on a réglé pour un séjour en avril (en 1/2 pension). Blocage de la discussion, on doit payer la différence car "C'est écrit sur l'ordinateur" ...!!!! Juste ridicule, pathétique, affligeant, hallucinant. Ca montre l'ouverture d'esprit des dirigeants et la considération qu'ils portent à leurs clients. 5. L'agent de voyage qui joue le rôle d'intermédiaire (presque de médiateur) dit alors à son interlocuteur qu'il n'est pas question, par principe, qu'on règle un centime de plus. Au final, notre agent décide alors de prendre ces 29 € à sa charge ! Situation virtuellement débloquée, mazeltoff ! Au delà de l'anecdote, symboliquement, c'est un message fort de la part de ce TO voyou qui a manifestement décidé d'engager un rapport de force avec ses (futurs ex-) clients mais qui, par ailleurs, se gargarise d'avoir tout fait ou de tout faire pour arranger la situation (cf les communiqués sur leur site au cours de la crise). Balivernes évidemment ! Nous (tous) ne sommes pas des clients mais bien des comptes en banque sur pattes. Et pour tout dire, ça me donne juste envie de refuser et d'intenter PAR PRINCIPE une action en justice. J'ai déjà envoyé un RAR et malgré l'accord de report qui semble se dessiner, j'hésite à cause de cette attitude méprisante. Je gage qu'à ce rythme, ils vont avoir des problèmes. Il est clair qu'à l'heure de repartir dans qq mois, qq années, les gens vont se renseigner pour savoir quels sont les TO qui auront été conciliants et compréhensifs au cours de la crise. Ce TO organise son suicide commercial et met de manière totalement irresponsable ses salariés dans une situation de chômage virtuel. Ah, le plaisir en grand dans toute sa splendeur ... PS : merci à certains professionnels de ce forum pour leur lucidité, vous honorez votre profession, ce qui n'est pas le cas de tous. Mr CAPESTAN, Mme MAZERON, de grâce, méditez cette phrase : "De tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus intéressants sont encore ceux qui se taisent..." Salutations
28 Avril 2010 à 15:37:34
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Rectification
Mr CASTAING
Afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, et contrairement à M. THOMAS, je ne suis plus un professionnel du tourisme. Mais je reste passionné par le domaine du voyage.
« On doit payer la différence … car c’est écrit sur l’ordinateur ». L’ensemble de votre exemple, et cette remarque en particulier, montre l’inadéquation complète entre les moyens humains et techniques dont disposent certains TOs pour faire face à des demandes qui sortent du tout venant. L’agent de réservation qui a répondu à votre agence à fait de son mieux, compte tenu des consignes et des moyens dont il dispose, ainsi que de son expérience et de sa capacité à accepter une moins value sans se faire taper sur les doigts. De plus, il ne faut jamais oublier que l’agent de résa n’est que très rarement un voyageur ‘payeur’ par lui-même. Ce que ce dernier croira être un détail pourra être interprété par le client, à juste raison, comme une grave offense. On touche la les limites d’un système qui consiste à vendre du voyage comme des paquets de mouchoir jetable. Les clients (au sens large), en demandant des tarifs toujours plus bas, portent aussi la responsabilité de ce modèle économique. Quand tout va bien, c’est parfait, mais quand çà déraille, c’est la catastrophe. L’élaboration d’une stratégie en réponse à une crise soudaine ne se décide pas du jour au lendemain. Ca passe aussi par une formation de l’ensemble du staff. Mais malheureusement, les professionnels ont-ils le temps, les moyens, la volonté d’anticiper ce genre de problèmes ? C’est tellement plus simple de dire après coup ‘On ne rembourse pas’ et d’envoyer un agent de résa au feu, ou bien ‘On vous rembourse mais nous ne sommes pas obligés …et dites nous merci’. Cela dit, votre expérience personnelle ne s’applique pas à VDM, qui d’ailleurs, vend au client en direct. Et çà ne correspond d’ailleurs pas du tout à l’image que j’ai de ce TO. C’est pourquoi je suis d’autant plus surpris des propos prêtés à M. CAPESTAN. 28 Avril 2010 à 19:15:39
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Mr
CASTAING
Je préfère croire que les propos de M. CAPESTAN ont été sortis de leurs contextes et ne reflètent pas son fond de pensée.
Au-delà de l’interprétation juridique à sens unique, le refus de considérer le remboursement dans un cas comme celui-là me paraît anti-commercial au possible. Quand à l’utilisation de la menace de payer des frais en cas de non acceptation d’un report, c’est tout bonnement hallucinant. La conjonction de l’affaire de MARSANS (voir les clients ‘pris en otage’ en République Dominicaine) et les allégations mesquines de certains professionnelles s’exonérant d’un remboursement sur la base d’un cas de force majeure tend à prouver que le client, une fois son voyage payé à l’agence, est bel et bien un otage potentiel de son fournisseur et des prestataires de celui-ci. Hormis le cas des agences indépendantes (que je plains très sincèrement), les autres règlent aux TOs les voyages des clients bien après le départ. Les TOs règlent eux-mêmes leurs réceptifs et/ou hôteliers après le départ, sauf cas très exceptionnel. Je ne dis pas qu’ils ont encore l’argent en trésorerie pour procéder à un remboursement sans souci, mais enfin, ce système marche sur la tête et montre ses limites dès qu’une défaillance intervient sur l’un des maillons de la chaîne, et que celle-ci n’est pas totalement couverte par une quelconque caution ou assurance. Et le plus triste, c’est que certain en appel à l’Etat, donc au contribuable, pour compenser les pertes des voyageurs. Cette profession est difficile, stressante, peu rémunératrice contrairement à ce que croient certains clients, mais enfin, là, les professionnels sont en train de se suicider à plus ou moins court terme. Certains n’ont visiblement pas intégré le fait que le client individuel, aujourd’hui, via des sites communautaires, possède un poids non négligeable vis-à-vis de prestataires du bout du monde sollicités en direct. Et que donc, plus les années passent, plus les risques diminuent de se débrouiller par soi-même. Dommage, dommage …
28 Avril 2010 à 13:10:52
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Mr
Thomas
J'aimerai rebondir sur les réactions précédentes.
A l'heure du web 2.0, plus besoin d'émission type "capital" ou "infiltrés" pour donner une bien piètre image de notre profession. Un peu partout sur le web fleurissent des messages ulcérés de clients consommateurs, qui n'ont pu réaliser leur voyage faute de ce vilain volcan. C'est avec des réactions à l'image de VDM, tintées d'un subtil mépris, que nous allons -c'est sur- donner une bonne image de notre profession et fidéliser nos clients qui nous font vivre. Je suis sidéré par l'attitude de tout ces acteurs de la profession qui refusent de voir plus loin que le bous de leur nez : un client remboursé est un client qui reviendra de toute façon à un moment ou à un autre, un client traité avec mépris fuira nos services pour longtemps et conduira à un manque à gagner conséquent. Aux TO, aux agences et aux réceptifs d'être pour une fois solidaires, car nous dépendons tous les uns des autres mais surtout de nos clients communs ! Continuons à jouer la montre comme ça, et ce n'est pas à cause des remboursements de prestations non utilisés que moi, et beaucoup de mes collègues, allons nous retrouver au chômage ! Dans un marché aussi fermé que le français, nous nous devons de donner une image de professionnels soucieux de la satisfaction de nos clients, mais force est de constater que ce n'est malheureusement pas le cas pour la majorité d'entre nous.
28 Avril 2010 à 12:34:54
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Mr
Dav_Bzh
Oui, sauf que dans la jurisprudence citée, c'est le client qui invoquait le cas de force majeure ( impossibilité pour lui de rejoindre l'aéroport suite à la tempête )... Son vol n'était pas annulé.
La justice tranchera, mais au final beaucoup de clients préféreront se passer des TO pour organiser leur voyage à l'avenir, en réservant eux-même leur vol + hôtel, au moins on nous rembourse sans problème l'aérien, et on peut négocier avec moins de difficultés le remboursement de l'hôtel( Cf Groupe Accor par exemple).
28 Avril 2010 à 11:23:22
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Mr
Jérémy
TOUAZAN
Bonjour,
Merci de me démontrer l'allégation "... puisque demander le remboursement entraînerait automatiquement des frais..." que décidément, même avec toute la meilleure volonté du monde, je ne comprends pas. A titre indicatif, voici un extrait de Conditions Générales de Vente d'un grand T.O., conditions qu'on va retrouver un peu partout je pense, et qu'on peut donc considérer comme faisant autorité dans les différents contrats : Art. 7 - FRAIS D’ANNULATION En cas d’annulation par le client, le remboursement des sommes versées interviendra déduction faite des montants (frais d’annulation) précisés ci-dessous à titre de dédit en fonction de la date d’annulation par rapport à la date de départ. - + de 30 jours avant le départ : 30 € par personne (non remboursables par l’assurance). - entre 30 et 21 jours avant le départ : 25 % du montant du voyage, - entre 20 et 8 jours avant le départ : 50 % du montant du voyage, - de 7 à 2 jours avant le départ : 75 % du montant du voyage, - la veille du départ : 90 % du montant du voyage. Ma question est donc simple : quelle est la date du départ permettant de calculer rétrospectivement ces frais d'annulation ?? Indice : je rappelle que les acheteurs ne sont pas encore partis parce parait-il, un cas de force majeure a rendu impossible l'exécution du contrat ...
28 Avril 2010 à 08:41:08
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Décisions inadmissibles
Mr CALAMAR
Voyageurs du Monde n'honore pas le monde du tourisme.
Seulement 5% des clients concernés n'ont pas trouvé de solutions, et devront probablement défendre une position tendue. Le geste aurait été pour le moins modeste au vu de l'ampleur qu'il aurait pu avoir. Il y a là un problème juridique, mais aussi un problème commercial, et de considération de ses clients : - La non exécution du contrat est indépendante de la volonté du client. - Je suis TO, je prends ton pognon, mais je ne veux pas te le rendre, donc je veux que tu consommes, et chez moi de préférence : seul ton portefeuille m'intéresse. Les agences distributrices, qui elles ont travaillé pour rien, ont lutté pour leurs clients, ont eu de véritables pertes, doivent maintenant être enfermées dans ces décisions inadmissibles, alors qu'elles ont remboursé la quasi totalité de la billetterie leur ayant été achetée pour les départs volcanisés. 2 poids 2 mesures que le consommateur ne distinguera pas, il n'en a que faire, il se fera une opinion sur "les professionnels". Voyageurs du Monde a été ici montré du doigt, mais au moins il a eu le courage d'être en première ligne dans tous les médias français. En vérité, ce sont les Jet Tours, les Fram, et tous les autres honteux intermédiaires qui déshonoreront le métier. 28 Avril 2010 à 12:00:58
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Mr
toobee
Merci dans ce cas de me démontrer l'allégation "puisque demander le remboursement entraînerait automatiquement des frais" que décidément, même avec toute la meilleure volonté du monde, je ne comprends pas.
Exemple : voici un extrait de Conditions Générales de Vente d'un grand T.O., conditions qu'on va retrouver un peu partout je pense, et qu'on peut donc considérer comme faisant autorité dans les différents contrats : Art. 7 - FRAIS D’ANNULATION En cas d’annulation par le client, le remboursement des sommes versées interviendra déduction faite des montants (frais d’annulation) précisés ci-dessous à titre de dédit en fonction de la date d’annulation par rapport à la date de départ. - + de 30 jours avant le départ : 30 € par personne (non remboursables par l’assurance). - entre 30 et 21 jours avant le départ : 25 % du montant du voyage, - entre 20 et 8 jours avant le départ : 50 % du montant du voyage, - de 7 à 2 jours avant le départ : 75 % du montant du voyage, - la veille du départ : 90 % du montant du voyage. Ma question est donc simple : quelle est la date du départ permettant de calculer rétrospectivement ces frais d'annulation ?? Indice : je rappelle que les acheteurs ne sont pas encore partis parce parait-il, un cas de force majeure a rendu impossible l'exécution du contrat ...
27 Avril 2010 à 23:12:28
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Mr
Didier
Berthod
"Quand c’est la faute de personne, c’est pour sa pomme".
Oui mais notre argent il est bien dans la poche de quelqu'un. La Martinique l'an passé, le volcan cette année tout est benef pour les agences de voyages. Il faut absolument abolir ce cas de force majeure qui n'existe que pour remplir les poches des professionnels du tourisme. dans aucune autre profession cela n'existe sans un minimum de dédommagement. Franchement vu tout ce que je lis j'en conclus que les professionnel du tourisme n'en ont rien à faire de leur clients. Qui peut me prouver que tout a été fait pour que mon voyage se déroule bien. Tous les aéroports n'étaient pas fermés, il suffisaient d'organiser des vols. 4 jours pour ceux qui partaient le undi ce n'est plus un cas de force majeur mais du "je m'en foutise" Merci et vous n'êtes pas prêts de me revoir.
27 Avril 2010 à 20:10:06
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On nage dans le délire !
MrVoyageur Pigeon,sefairearnaquer.com
Bonjour,
Je trouve totalement hallucinant que l'on traite avec autant de mépris les clients ayant acheté des prestations chez un TO. Pour débiter notre argent, il n'y a eu aucun souci !!!! Nous le rendre vous pose des problèmes insurmontables. Dans le code du commerce, un contrat qui n'a pas pu être executé doit être remboursé. Autrement, cela s'appelle tout simplement DU VOL ! Merci de réfléchir un tout petit peu à l'image désastreuse que vous donnez de votre profession. Bien à vous ! 29 Avril 2010 à 13:50:44
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Dommage !
MrBruno Guinard
Dommage que M. Capestan ait réussi à dire (ou être interprété) exactement dans le sens contraire de ce qu´il a fait concrétement pour ses clients. En tant qu´hôtelier (au Brésil) et partenaire de VDM, la consigne que nous avons reçu de la direction de VDM, et cela dès le début de la fermeture des aéroports, fut d´héberger aux frais de Voyageurs du Monde, et pendant toute la durée du problème, tous les clients bloqués sur place.
Voilà, c´est juste un témoignage en passant, mais je tenais à le donner par souci de vérité et de justice. 03 Mai 2010 à 23:00:11
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| Départ du mois de mars 2012 | |||||||
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| Février 2012 1194€ | |||||||
| Mars 2011 1035€ | |||||||
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