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› En matière de transport aérien, le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre avaient un peut volé la vedette aux nuisances sonores. Voilà que les ministres des transports et de l'environnement viennent de leur rendre la place qui leur est due. En effet, suite au fameux Grenelle de l'environnement, Dominique Bussereau et Nathalie Kosciusko-Morizet ont présenté hier un plan de réduction des nuisances sonores aux voisinages des aéroports. Première conclusion : les transporteurs et donc à priori leurs clients, vont devoir payer un peu plus. Aujourd'hui, les projets d'insonorisation des habitations des riverains des aéroports sont financés par la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA). Celle-ci est payée lors de chaque décollage en fonction du type d'appareil utilisé (les plus anciens, souvent les plus bruyants coûtent le plus cher) et du moment de la journée. En fait, il existe une taxe pour les décollages de jour et une taxe pour les décollages de nuit. En 2008, un troisième niveau, plus cher (dit de soirée), sera introduit pour tout décollage effectué entre 18 h 00 et 22 h 00. Le plan présenté par le gouvernement prévoit en outre une modification des procédures d'approche, avec un relèvement de 300 mètres de l'altitude de tous les appareils arrivant en région parisienne et une généralisation progressive des approches linéaires (c'est-à-dire sans que l'avion n'effectue de paliers). Enfin, le gouvernement va doubler en 2008 le budget alloué à la recherche aéronautique, qui passera donc de 52 millions d'euros à 104 millions. |