› Suite à l'appel à la grève de 4 jours lancé par les syndicats de pilotes à partir de demain, Jean-Cyril Spinetta, président d'Air France, réagit vivement dans une lettre adressée aux pilotes. Il affirme que "cette grève contre une décision qui n’appartient pas à Air France est inutile et dangereuse".
Il explique que "l’agence européenne pour la sécurité aérienne (Easa) va décider dans les prochains mois, conformément à la directive de l’OACI, de repousser la date de cessation d’activité des pilotes européens à 65 ans et que cette décision s’imposera à tous de manière uniforme dans les vingt-sept pays membres de l’Union européenne, sans que les Etats puissent en atténuer la portée". Il rappelle aussi que "la crise économique et financière affecte déjà fortement le développement du transport aérien". Selon lui, "Air France s’en sort jusqu’à aujourd’hui mieux que les autres" en raison de "la solidité de son réseau mais surtout en raison de la confiance maintenue de ses clients. Dans le contexte économique actuel quatre journées de grève signifient une rupture grave de cette confiance. Ouvrir pendant quatre jours la porte à nos concurrents c’est sans doute l’ouvrir définitivement et perdre des parts de marché". Il enfonce le clou : "quatre journées de grève c’est aussi une diminution de 100 millions d’euros de nos résultats" et "c’est l’équivalent d’un avion 777.300 en moins dans notre flotte". Il conclut : cette "grève en réduisant la capacité de la compagnie à investir aura immédiatement un effet négatif sur les carrières". |