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› Le 19 juin, British Airways a augmenté une nouvelle fois sa surcharge carburant. Pour la première fois, cette augmentation ne touche que les classes dites "premium".
En long courrier, cette hausse touche la classe économique supérieure, la classe affaires et la première classe (avec des hausses différentes entre ces classes) et en moyen courrier, la classe affaires. Pour expliquer cette distinction, BA indique que la flambée du prix du carburant fait exploser ses coûts et que les passagers voyageant à l'avant de ses appareils sont ceux qui utilisent le plus d'espace et de poids, donc qui "brûlent" le plus de carburant en volant. Si la compagnie a décidé d'augmenter sa surcharge uniquement en classe premium, c'est peut-être aussi parce qu'elle considère que la pilule devient de plus en plus difficile à avaler en classe économique. On ne peut pas dire que la compagnie britannique ne fait pas preuve d'imagination et de faculté d'adaptation. Lorsqu'elle a à introduire ses premières surcharges pétrole, elle a commencé par segmenter entre moyen et long courrier, puis elle a introduit la notion de très long courrier pour enfin en arriver à introduire des différences entre les cabines qui composent ses avions. A ce stade, on ne voit pas quelle marge de manœuvre il lui reste, à part peut-être inclure une bonne fois pour tout la surcharge dans le prix du billet. Ce qui permettrait au transporteur de faire varier tout simplement ses prix en fonction des fluctuations du prix du pétrole, tout en se réservant le droit de préserver certaines classes tarifaires "sensibles".
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