Le PDG de Voyageurs du Monde défend vigoureusement la taxe Chirac
Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde.
› Lassé d'entendre les contradicteurs, opportunistes ou passifs, mais aussi les sceptiques de la profession, s'interroger sur le bien fondé de la "taxe Chirac", Jean François Rial, patron de Voyageurs du monde a enquêté pour savoir où et à qui allait l'argent récolté.
"Cette taxe internationale portant sur le transport aérien a déjà permis de collecter quelque 200 millions d'euros. Le ministre des affaires étrangères m'a assuré personnellement que 95% de cette somme avait été affectée à UNITAID, une association internationale crée en 2006, chargée d'acheter des médicaments et de les redistribuer aux plus nécessiteux" indique Jean-François Rial. En parfait accord avec "les objectifs du millénaire", qui prévoient d'ici 2015 de réduire de moitié l'extrême pauvreté et la malnutrition, d'enrayer le développement du Sida et de diminuer des deux tiers la mortalité des enfants en bas âges, Unitaid joue aujourd'hui un rôle capital. Convaincu, le patron de Voyageurs du Monde, rappelle qu'aujourd'hui 6,5 millions de personnes sont malades du Sida, qu'un million seulement est soigné. Par conséquent, 5,5 millions de personnes n'ont toujours pas accès à la trithérapie. "Cette taxe Chirac, que tant de gens décrient et veulent voir disparaître, permet d'en soigner 1,3 million de plus" explique Jean-François Rial, rappelant qu'il s'agit là "d'un faible prélèvement" sur les trois milliards de billets d'avion vendus chaque année dans le monde. "À raison d'un dollar par personne, trois milliards de dollars pourraient être collectés pour compléter l'aide nécessaire à l'enrayement de la progression du Sida" ajoute le patron qui espère voir l'ensemble de la profession adhérer à ce projet d'envergure international. "Arrêtons de dire que ça ne sert à rien et surtout que ces messieurs les décideurs du tourisme cessent de se chamailler autour de sujets sans importance au lieu de consacrer leur énergie à l'urgent, à l'avenir des populations démunies mais aussi à l'avenir de leur profession."
Complètement d'accord avec Jean François qui est d'ailleurs allé au fond des choses en citant des chiffres et en remettant les pendules à l'heure ! Dommage que l'on ne communique pas plus sur ces chiffres ! Et puis franchement, qu'est-ce que cela change pour nous les pays du nord riches de payer un malheureux dollar alors que tant de misère touche les pays du sud !
Très important, je n'ai pas du etre assez clair avec Sarah (tu peux corriger demain !), il s'agit de 95% des fonds qui vont sur Unitaid et non de 55%!!!!
Très touchée par une réaction humaniste d'un professionnel du tourisme, je dis "bravo" à Jean François Rial pour sa réaction et la transmission des résultats de la taxe Chirac. Je sais que la profession souffre toujours de ces multiples ajouts de taxes, mais pour une fois on approche la question à l'envers, grâce à cette déclaration et c'est une bonne chose. Il faudrait communiquer plus largement sur ces résultats, pour que les clients soient également sensibilisés aux effets de leur "générosité forcée".
J'abonde à 100% à tes propos et, comme tu le sais, j'ai et je continue, depuis le début, à défendre cette taxe, la trouvant absolument justifiée, compte tenu de la détresse qui frappe les pays en voie de développement en matière d'épidémiologie.
Une touche d'humanité et de générosité, par les temps qui courent, ne sont pas de trop ...
Et, au diable les contradicteurs qui, quelles que soient la justification de leurs raisonnements ne veulent pas l'entendre !