Baromètre Opodo/Raffour : Moins de vacanciers mais forte hausse des réservations en ligne

Tendances

La 14ème édition du baromètre Opodo réalisé par le cabinet Raffour Interactif montre une légère baisse du taux de départ des Français en 2015 (- 1,7% par rapport à 2014), ainsi qu'une forte hausse du taux de réservation en ligne (+ 4 points)."L'intérêt de cette étude, c'est sa légitimité. En 14 ans, le baromètre est devenu une référence. On voit dans le temps émerger de nouvelles tendances, de nouvelles typologies de consommateurs" souligne Quentin Bacholle, directeur général d'Opodo France. "Réalisé en janvier et février 2016 auprès de 1 030 Français de 15 ans et plus, ce baromètre a mobilisé une centaine d'enquêteurs avec des discussions allant jusqu'à 55 minutes" tient à préciser Guy Raffour, président de Raffour Interactif qui rappelle que les personnes interrogées ne sont "pas des professionnels de la réponse".
Premier enseignement de cette étude, les Français ont été un peu moins nombreux à partir en vacances en 2015 par rapport à 2014. En effet, 700 000 personnes ont été contraintes de renoncer à des vacances, bien souvent pour des raisons budgétaires. Néanmoins, entre 2009 et 2015, nous sommes passés de 29 millions de Français partis (56%) à 32,2 millions (60,1%). "Cela démontre surtout que d'année en année le goût des voyages des Français ne se dément pas" constate Quentin Bacholle. Toutefois, comme l'indique Guy Raffour, "le budget moyen par foyer pour partir est passé de 2 014 euros en 2014 à 1 747 euros l'an dernier, soit une baisse de 13%. Les Français font attention à ce qu'ils dépensent. Ils comparent énormément mais éprouvent le besoin de partir".
Bonne nouvelle : les courts séjours marchands (trois nuits consécutives) ont connu "une année record avec 1,2 million de Français supplémentaires". Les 37% de Français qui sont partis ont bénéficié d'un calendrier propice aux week-ends prolongés (trois ponts et quatre week-end de trois jours), d'un ensoleillement supérieur à la moyenne sur l'ensemble du territoire, sans oublier une baisse du prix du baril de pétrole favorisant une diminution des coûts du transport automobile comme aérien.
Concernant les longs séjours marchands, le taux de départ est passé de 34% en 2014 à 36% en 2015. Au global, le taux de départ en vacances (longs séjours, marchands ou non) est en légère augmentation (+ 1 point) avec 57% des Français partis.
 
La part des réservations en ligne progresse toujours
 
Autre enseignement significatif de ce baromètre, l'accroissement continu depuis 2006 de la part des réservations et paiement en ligne (via ordinateur, tablette ou smartphone). S'ils n'étaient que 21% en 2006 (6,5 millions de Français), ils sont en 2015 49% (15,8 millions), soit une augmentation de 4 points par rapport à 2014. Ceci s'explique par la hausse des séjours marchands, l’accès en temps réel aux disponibilités, aux développements des modules de réservation en ligne avec paiement sécurisé et à la hausse des partis ayant le statut d’internautes.
Opodo constate également une montée en puissance de la mobilité, avec 34% des visites via mobile ou tablette (+ 4 points en un an) et surtout 25% de ses ventes en moyenne qui passent par ce canal avec une pointe à 27% durant le mois d’août, ce qui correspond a une progression de 10 points par rapport à l’année passée. "Nous pouvons envisager les 40% de réservation via les supports mobiles d'ici deux ans" annonce Quentin Bacholle.
 
Enfin à la question de savoir si les attentats de Paris ont eu un impact significatif sur le taux de départ en vacances, Guy Raffour précise que celui-ci a été "très contenu du fait que les attentats en janvier ont été perçus par les Français davantage comme une attaque ciblée envers un journal (Ndlr : Charlie Hebdo), ceux de la mi-novembre ont fortement impacté leur moral et leurs craintes sur leur "généralisation" (renforcé par l'état d'urgence) mais ces événements tragiques n'ont pas eu un impact direct sur le taux de départ car à un mois et demi de la fin de l'année, avec une seule période de congés à venir (Noël) traditionnellement davantage orientée en séjours avec la famille, les amis ou en résidence secondaire. Cela a même déclenché une envie de se retrouver et de partager, de se changer les idées. L'étude a mesuré l'influence sur les Français des "risques d'attentats et des conflits armés" pour les séjours de 2016 : retenons que 27% des Français partis en 2015 se disent influencés, 62% prétendent le contraire, et 12% évolueront selon l'actualité. Les 27% influencés éviteront davantage les lieux très fréquentés, les pays jugés à risques, s'informeront encore plus en temps réel, décaleront la décision finale du lieu de séjour, privilégerons davantage la France et les séjours dans la famille.
 

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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