Vacances d’été : la revanche des destinations moins chaudes

Tendances

Selon Protourisme, 31,5 millions (contre 30,2 millions en 2018) de Français ont envisagé partir en vacances en juillet et août cette année. Ce sont les destinations moins chaudes, comme la façade Atlantique, la montagne ou les zones de lac qui en ont le plus bénéficié.

La Bretagne et la Normandie ainsi que la façade Atlantique de la Vendée au Pays Basque affichent une hausse comprise entre +3 % et +6 % en juillet. En revanche, la Méditerranée subit une baisse dans quasiment tous ses territoires (à l’exception de quelques villes), la plus forte chute étant en Corse et dans le département du Var. La baisse des clientèles traditionnelles européennes pèse sur la fréquentation touristique des départements où ils sont le mieux représentés, à l’instar de la Dordogne et de l’Ardèche, avec une fréquentation en recul de plus de 5 %.

La montagne progresse de 4 % avec des hausses plus marquées pour certains opérateurs dans les Pyrénées ou les Alpes. Le retour des clientèles long courrier profite au tourisme urbain sans toutefois atteindre les chiffres de 2018. La Coupe du monde féminine de football et la bonne tenue du tourisme d’affaires début juillet, conjuguées à une fréquentation dynamique en hôtellerie sur le littoral, se traduisent par une hausse de 2 % des nuitées en hôtellerie.

Les opérateurs touristiques du sud-est sont de plus en plus concurrencés par la location de meublés entre particuliers (Airbnb, Abritel, Le Bon Coin…) qui représentent en région Paca les deux tiers de l’offre pour 40 % des nuitées. La progression des réservations via ces plateformes est de 8 % cette année.

Pour Didier Arino, DG de Protourisme, « le mois de juillet – bien qu’en hausse cette année de 3 % par rapport à l’année 2018 qui était médiocre – est décevant pour de nombreuses destinations touristiques emblématiques. La canicule a eu un impact considérable sur les réservations au détriment du sud-est. Les destinations soleil doivent se réinventer pour attirer de nouveau, car le duo soleil-plage ne suffit plus. Les clientèles européennes privilégient de plus en plus des destinations authentiques à l’environnement préservé. Le tourisme de masse laisse la place à un tourisme plus segmenté avec une demande croissante de thématisation, de personnalisation et de services. Les Européens comme les Français font des arbitrages dans leurs achats au détriment de la restauration et des dépenses jugées superflues, et à l’inverse, ils demandent plus de qualité pour leurs hébergements ».

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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