Bonne météo pour les agences événementielles

Tourisme d'affaires

Le secteur est aujourd’hui bien ancré dans la stratégie des entreprises.
L’étude répertorie 685 agences réalisant un CA de 2 milliards d’euros.
La grande majorité des événements se concentre dans l’Hexagone.
C’est en marge du salon Bedouk, à Paris, et en collaboration avec l’Anaé, qu’a été présentée mercredi la première étude nationale sur le marché des agences de communication événementielle. « Secteur très vaste et très divers en termes de compétences et de savoir-faire, il est aussi très épars et atomisé », indique Vincent Dumont, administrateur de l’Anaé et en charge de sa communication externe. Cette étude apporte donc « le premier éclairage global sur la réalité d’un marché dont, jusqu’à présent, les contours demeuraient relativement flous », note pour sa part Nathalie Morlot, présidente de l’Anaé. 685 agences employant 6 570 collaborateurs permanents et réalisant un chiffre d’affaires proche de 2 milliards d’euros composent le marché aujourd’hui. Un résultat qui montre que la reprise, comme pour le tourisme d’affaires (voir encadré), est au rendez-vous. 95 % des dirigeants estiment d’ailleurs que le CA de leur agence sera cette année supérieur à celui de 2005. Un volume réalisé à 80 % avec le marché français. En outre, dans l’Hexagone, 66 % des agences réalisent plus de 75 % de leur chiffre d’affaires en France, alors que 42 % n’organisent jamais d’opérations à l’étranger. L’étude révèle aussi qu’elles sont majoritairement indépendantes – seules 16 % d’entre elles appartiennent à un groupe ou à un réseau, et 37 % adhèrent à une association ou à un syndicat professionnel (APS, SNAV, Anaé…) – et qu’elles sont « finalement très généralistes », selon Vincent Dumont. En effet, 17 % des agences réalisent la moitié de leur CA sur des événements grand public, 10 % sur des congrès et 8 % lors d’opérations incentive ou de soirées. Davantage sujet à polémique, les modes de rémunération divergent en fonction de la structure des agences. Il apparaît en effet que les agences tourisme ont tendance à prendre une marge de production sur les prestations, alors que, encouragée par l’Anaé, les rémunérations à la journée tendent à s’accroître. Rendez-vous dans un an pour évaluer l’évolution du secteur.
Le tourisme d’affaires résiste aussi à la conjoncture
Il y a quinze jours, Bedouk et le cabinet d’études Coach Omnium ouvraient le bal en dévoilant les résultats du tourisme d’affaires en 2005. « Arrivé à maturité », le secteur a enregistré une progression de 1,2 % par rapport à l’année précédente. Ce « marché est plutôt insensible à la conjoncture”, remarque Mark Watkins, président de Coach Omnium. Il assure que “si les entreprises ont besoin de se réunir, elles le feront quoi qu’il arrive ». Comme pour l’événementiel, l’absence ou le manque de manifestations ne semblent donc pas d’actualité. En revanche, l’étude note quelques évolutions. « Les 35 heures ont changé la physionomie des séminaires. Les événements sont de moins en moins nombreux, durent de moins en moins longtemps, mais regroupent de plus en plus de monde. » Les collaborateurs dans les entreprises ne souhaitent plus, en effet, se déplacer en dehors des journées de travail (la majorité des réunions ne durent plus qu’un ou deux jours), ce qui implique de trouver un lieu proche et accessible, et en France bien sûr. 78 % des événements se déroulent donc en centre-ville, là où se trouvent des infrastructures en mesure de recevoir un nombre important de participants, et 90 % des séminaires sont organisés à l’hôtel, « un produit très complet qui facilite l’organisation de la manifestation, puisqu’on trouve sur place l’hébergement, la restauration et les salles de réunion ».

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