La clientèle affaires, coeur de cible de la route Paris-Londres

Tourisme d'affaires

Eurostar reformate son offre pour hommes d’affaires.
Chez British Airways on explique que le marché s’équilibre.
Pour la compagnie, le trajet en train est encore trop long.
Eurostar se prépare à proposer, à partir du 1er septembre 2005, trois nouvelles classes. Les 3 classes actuelles, Premium, First et Standard, deviendront Business Premier, Loisir Select et Standard. Il s’agit en fait d’une approche visant à distinguer en première classe des voitures pour voyageurs d’affaires et des voitures pour voyageurs loisirs, afin de garantir un meilleur environnement de travail à la clientèle entreprise. Comme on l’expliquait chez Eurostar la semaine dernière (Cf. QDT n° 2558 du 2 juin), il s’agit pour l’opérateur ferroviaire de tenter de garder les passagers qui ont délaissé l’avion au profit du train en leur proposant un produit sur mesure. L’occasion pour nous de demander leur point de vue sur la chose aux transporteurs aériens opérant entre la France et Londres. Chez British Airways, on commence par expliquer que « le marché s’équilibre car, justement, les clients, notamment affaires, retournent prendre l’avion ». Pourquoi ? A en croire la direction de BA en France, le phénomène a plusieurs raisons. D’abord, « tous les trains qui font le trajet ne roulent pas en 2 h 35 ». Ensuite, « les compagnies ont adapté leurs produits ». Ainsi, BA vient de mettre la dernière main à sa réforme tarifaire (entamée avec la suppression de certaines contraintes comme les advance purchase ou la Sunday Rule) en permettant de mélanger la plupart de ces tarifs, ou en rendant plus attractifs les allers simples. Un point intéressant, car si, comme on le dit chez BA « les travel managers expliquent que 6 heures de train dans la journée c’est trop », cela pourrait permettre aux voyageurs d’utiliser les deux modes de transport dans la même journée. Par ailleurs, la compagnie aérienne britannique explique faire des efforts en direction de certaines niches jusqu’à présent « un peu délaissées, comme la clientèle jeune ». Et de conclure en affirmant : « En terme de prix, nous restons de toute façon plus attractifs. »

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