Le Pavillon Royal de Montpellier a perdu ses plumes

Tourisme d'affaires

Liquidation judiciaire cet été.
Un passif de deux millions d’euros.
Annoncé comme le plus grand music-hall du sud de la France au moment de son inauguration, il y a seulement quatre mois (Cf. QDT n° 2526 du 6 avril), le Pavillon Royal de Montpellier a été mis en liquidation judiciaire cet été. Le fiasco est à la mesure des promesses qui avaient été faites par les investisseurs lors du lancement du projet porté par les familles Solal-Céligny et Ferraud. Deux familles associées au sein de la SA Cormeilles qui laissent aujourd’hui un passif de 2 millions d’euros, représentant le montant des pertes d’exploitation et des endettements bancaires. 2 ME, c’est justement la somme qui avait été investie dans une aventure qui apparaît a posteriori comme trop ambitieuse. S’inspirant des grands établissements parisiens, tel le Lido ou le Moulin Rouge, Philippe et Michel Solal-Céligny avaient imaginé une revue regroupant une quinzaine de danseurs, pour des soirées-spectacles pouvant réunir jusqu’à 800 personnes. Un grand chapiteau avait été dressé au printemps dernier dans le quartier Odysseum, où le Pavillon Royal devait ensuite investir un bâtiment en dur. L’empressement de l’agglomération de Montpellier, qui veut aménager au plus vite cette zone à vocation ludique et commerciale, n’aura rien arrangé. Ainsi, au moment de l’ouverture, aucune vraie démarche de commercialisation n’avait été entamée, notamment auprès des autocaristes, première cible visée par les promoteurs du Pavillon Royal. Et comme il apparaissait difficile de fidéliser une clientèle locale (le dîner-spectacle étant proposé à 59 E, hors boissons), l’établissement n’aura finalement fait le plein qu’une seule fois : lors son inauguration.

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