Malgré la conjoncture, le tourisme d’affaires résiste

Tourisme d'affaires

Tendance : le chiffre d’affaires des membres de l’Anaé progresse de 6 %.
Un événement sur deux est organisé en France avec une belle part pour Paris.
Se pose toujours et encore le douloureux problème de récupération de la TVA.
Les agences membres de l’Anaé (Association nationale des agences conseils d’événements et de tourisme d’affaires) ne broient pas du noir : 48 % d’entre elles estiment le marché en hausse, 48 % évoquent une stagnation et seuls 4 % des entreprises pensent qu’il est en baisse. La vérité des chiffres, maintenant. Après dépouillement de deux tiers des questionnaires envoyés à ses adhérents, l’association se satisfait « d’un chiffre d’affaires en augmentation de 6 % ». On peut noter que les opérations avec un budget supérieur à un million d’euros ne représentent que 13 % des événements. Surtout, la France se taille la part du lion quand on regarde à la loupe la localisation des événements. « 48 % pour la France dont 22 % pour Paris », note Dominique Plaissetty, vice-président de l’association. Le tout au détriment de l’Europe (25 %) car avec 27 % « les long-courriers se maintiennent ». Cette prédominance de la France pose à nouveau le douloureux problème de la TVA. « Les grands comptes demandent maintenant que la TVA apparaisse, c’est une part significative du budget. » Et on sait combien il est complexe pour une entreprise de récupérer la TVA quand elle passe par une agence de voyages. A tel point que Dominique Plaissetty comprend que certains des adhérents puissent conseiller à leurs clients d’acheter en direct. Il estime aussi que « le forfait est mort », tant le client veut maintenant « une vérité sur les prix d’achat poste par poste ». Ce qui oblige l’agence à se faire payer en honoraires. « A nous alors de prouver que nous ne sommes pas que des assembleurs. » Et il ajoute : « La loi n’est pas faite pour cette évolution du marché. C’est un chantier qu’il faut encore faire avancer. » Et encore : « Alors que nos clients peuvent être de grandes multinationales et que nous travaillons avec des chaînes hôtelières ou compagnies aériennes majeures, c’est bien nos PME qui doivent fournir toutes les garanties financières et de sécurité. Ça ne peut pas continuer éternellement. »

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