Point de vue du Palais des Congrès

Tourisme d'affaires

Point de vue du Palais des Congrès.
Des acteurs pas encore fédérés.
Directrice commerciale et du développement du Palais des Congrès de Paris, Isabel Bardinet se présente comme une professionnelle du « monde des réunions ». Une « chasseuse de congrès », parfaitement bien placée pour lister les points faibles et les atouts de Paris. Le Palais des Congrès capte en effet « 50 % des congrès-expositions organisés à Paris ». Isabel Bardinet relève deux obstacles : l’accueil, dans une certaine mesure, et la réputation de cherté. « A l’aéroport, je conseille de prendre un car Air France plutôt qu’un taxi, s’exclame-t-elle. Tous les acteurs de la chaîne ne sont pas assez fédérés. » Elle prend pour exemple « des tarifs anarchiques » qui s’adaptent selon l’organisation de tel ou tel événement dans la capitale. Il faut « professionnaliser la filière, tout le monde doit tirer dans le même sens ». Néanmoins, elle estime que la réputation de Paris, jugée comme une ville chère par les prescripteurs, « n’est pas justifiée ». Elle argumente « Les 300 000 étudiants qui vivent à Paris ne font pas leurs courses place Vendôme ! » Elle met en avant « la modicité du prix d’un ticket de métro » ou encore des hôtels qui commercialisent des « chambres à 80 euros ». Les atouts énumérés sont nombreux. « Depuis septembre 2001, la destination est jugée comme sûre grâce à sa gestion du terrorisme, souligne Isabel Bardinet. Paris, grâce à son hub international, est facile d’accès et possède une attractivité touristique énorme. » En outre, « la capitale ne souffre pas d’un problème de saisonnalité ». Elle n’oublie pas de prêcher pour sa paroisse. « Le Palais des Congrès est situé intra-muros. Il faut se rappeler que le congressiste est un voyageur individuel qui doit organiser ses déplacements. » Enfin, elle avoue sa satisfaction d’avoir obtenu l’organisation du congrès des poids et mesures (science de la métrologie) qui se tiendra en juin 2009. « Remporter un appel d’offres, c’est au minimum trois ans de travail. » Ce n’est pas sa seule satisfaction. « C’est aussi l’occasion de rencontrer des passionnés. Je n’avais aucune idée de ce qu’était la métrologie avant de prendre en charge le dossier. »

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