Suisse : La « French Touch » marque le premier Switzerland Meeting Trophy

Tourisme d'affaires

Ce sont environ 70 agences de sept pays spécialisées dans l’incentive et le tourisme d’affaires qui se sont retrouvées du 26 au 28 août dernier en terre helvétique. Le but ? Faire découvrir différentes facettes du pays et promouvoir la Suisse d’une nouvelle façon à travers diverses étapes culturelles, ludiques et sportives. L’équipe de France n’a pas brillé par ses résultats mais a su s’imposer par son originalité. Récit d’un rallye pas vraiment comme les autres.
L’heure matinale de rendez-vous et les graves inondations dans le pays n’ont pas suffi à démotiver l’équipe de France en partance pour la Suisse. Nous sommes le 26 août, il est 6 heures du matin. La veille au soir, on voyait encore au journal télévisé les habitants de la Suisse centrale se faire hélitreuiller depuis le toit de leurs habitations pour échapper à la montée des eaux. Face à ces images, on imagine difficilement comment le rallye peut être maintenu. Mais c’est mal connaître l’organisation suisse qui planche sur l’événement depuis près d’un an. En 48 heures, les responsables ont modifié le parcours de la première journée – qui devait justement aboutir en Suisse centrale – et ont affrété la totalité d’un train pour acheminer les sept équipes participantes au premier Switzerland Meeting Trophy (la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, les États-Unis, la Belgique, les Pays-Bas et la Scandinavie) de Zurich jusqu’au prochain point de ralliement : Berne. Là même où seront annoncés pendant la soirée les résultats de la première journée… Lieu synonyme de déception pour l’équipe de France qui finit à la… dernière place ! Pourtant, toute la journée, la concentration et l’enthousiasme sont restés intacts mais cela n’a pas suffi. Alors que s’est-il passé ? Le parcours en voitures décapotables à travers la campagne zurichoise s’est déroulé sans accroc jusqu’au point de passage où nous avions rendez-vous pour l’épreuve suivante : le tir à l’arc. Avant notre tour, nous nous appliquons à résoudre les énigmes qui figurent sur notre feuille de route et sommes plutôt satisfaits de notre performance. Trois d’entre nous se portent alors volontaires pour rendre hommage à Guillaume Tell. Mais sans succès… L’insuffisante précision des tirs nous entraîne tout en bas du tableau des résultats. Qu’à cela ne tienne. Si le manque de temps – il ne reste plus qu’une journée d’épreuve – ne nous permet pas de rattraper notre retard, nous devons nous démarquer autrement et choisissons d’user de la « French Touch », si célèbre chez nos voisins européens. Sera-t-elle appréciée pour autant ? Nous ne nous posons pas vraiment la question et dès le lendemain matin réfléchissons déjà aux canulars que nous pourrions concocter pour nous faire remarquer. Vient alors l’idée des peignoirs… Mais avant de nous lancer, nous terminons consciencieusement les épreuves : à savoir la découverte de Berne à travers cinq énigmes à résoudre ainsi que de la ville de Gruyères passant, entre autres, par la dégustation du célèbre fromage. Puis vient l’heure du rallye photos à Montreux et Vevey pour lequel nous avons carte blanche et devons laisser libre cours à notre imagination. Il nous est demandé de prendre quatre photos tous ensemble dans un décor bien précis et qui doivent être les plus originales possibles : à côté de la statue de Charlot et sur la place du marché à Vevey et près de la statue de Freddie Mercury et dans une chambre d’hôtel à Montreux. Et c’est par cette dernière que nous commençons. Car qui dit chambre dit peignoir. Nous décidons de ne plus quitter les nôtres jusqu’à la fin de la soirée et choisissons de les habiller du gilet rouge offert par l’organisation et sur lequel est inscrit le pays pour lequel nous concourons. Histoire de rendre hommage au drapeau suisse, blanc et rouge, et surtout de nous faire remarquer… Seulement, nous n’avions pas imaginé que nous aurions à traverser une partie de Montreux et à prendre le bateau avant de rejoindre le château de Chillon pour passer la soirée de gala ! Qu’importe, nous ne nous démontons pas, et notre surprise a l’effet escompté. Comme nous l’avions prévu, nous ne gagnons pas le rallye et finissons à la quatrième place. Mais cela ne nous a pas empêché de monter sur scène pour pousser la chansonnette…
Une centaine de participants au workshop parisien
Le 8 septembre dernier, le Switzerland Convention & Incentive Bureau (SCIB) organisait son workshop annuel dans l’hôtel particulier du Baron Hottinger à Paris. Une centaine d’agences spécialisées dans l’événementiel ont fait le déplacement pour rencontrer quinze exposants suisses venus de différents secteurs : villes, stations de ski, régions, agences, hôteliers… « L’ambiance est très studieuse. La plupart des participants viennent dès à présent avec des projets déjà établis pour discuter concrètement business pour l’hiver prochain », explique Leila Beaupère, du bureau parisien du SCIB. Cette plate-forme de rencontres est aussi l’occasion pour les partenaires de mettre un visage sur leurs prestataires qu’ils ont simplement en ligne pendant le reste de l’année. L’atmosphère est également ludique avec des animations organisées autour du thème « Art & Architecture ». Un tirage au sort est en effet organisé pour gagner des tableaux et certains autres sont à vendre. « Chaque année, nous devenons définir un thème en rapport avec le loisir. L’an dernier, les animations tournaient autour des vins et de la gastronomie suisses », indique Leila Beaupère. L’an prochain, le workshop sera organisé en soirée, « pour jouer l’alternance et attirer d’autres partenaires que ceux qui se déplacent en matinée. » Quant au thème qui sera décliné, patience, Zurich (la maison mère) n’a pas encore fait son choix.

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