AF candidate au terminal low cost de Marseille

Elle s’était opposée aux projets de Genève et Bâle.
Easyjet et Ryanair ont elles aussi déposé un dossier.
Faut-il voir un gros coup d’intox dans cette démarche ?
La surprise est de taille. Après avoir maintes fois manifesté son opposition contre les projets de création de terminal low cost des aéroports de Genève et de Bâle-Mulhouse, Air France a déposé un dossier de candidature concernant le projet de terminal à bas tarifs que l’aéroport Marseille Provence compte ouvrir en 2006. Selon un bref communiqué de la plate-forme phocéenne du 19 juillet, Air France fait partie des trois compagnies avec Easyjet et Ryanair à avoir envoyé un dossier. Interrogée pour connaître les raisons de cette démarche et les modalités, la compagnie n’a pas voulu faire de commentaires. L’aéroport non plus. Ce qui prouve la sensibilité du sujet. Alors que les cadres d’Air France ont toujours eu des poussées de fièvre à l’annonce des projets de Genève et Bâle-Mulhouse, n’hésitant à porter l’affaire en justice dans le cas de l’EuroAirport, leur candidature à Marseille semble démontrer qu’ils n’ont pas trouvé de faille juridique dans le projet provençal. Il est vrai que ce dernier, à l’inverse de Genève par exemple, n’entend pas augmenter les redevances dans le terminal ni faire des ristournes sur la croissance du trafic. Quant à savoir quelle activité Air France compte transférer dans un terminal aux services ultra basiques, il n’y a pas floraison d’hypothèses. Comme le communiqué mentionne Air France et non ses filiales régionales qui assurent des liaisons transversales, il ne reste plus que les vols sur le hub de Roissy et la Navette. Cette dernière hypothèse reste la plus plausible. Pour autant, si la compagnie va jusqu’au bout, elle n’est pas sans connaître les risques de mécontentement des personnels de l’escale. De plus le jeu en vaut-il la chandelle ? Les économies de redevances passagers sur des vols intérieurs ne seront que de 1,5 E par pax -alors qu’elles seront de 5 E sur des vols européens- avec le risque de perdre sa clientèle affaires. A moins que toute cette histoire ne soit qu’un énorme coup d’intox. En attendant, les compagnies éligibles seront connues à l’automne.

Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *