AF : les ventes on line sont loin des objectifs

En 2002, Internet devait réaliser 10-15 % du CA de 2004.
Aujourd’hui, les ventes on line représentent mois de 4 %.
Le prochain modèle de rémunération favorisera Internet.
Au regard des prévisions de ventes Internet effectuées dans le passé, Air France est très loin du compte. En 2002, la compagnie indiquait que la billetterie on line, tous sites Internet confondus, représenterait 10 % à 15 % de son chiffre d’affaires à l’horizon 2004-2005 (Cf. QDT n°1998 du 15/03/2002), ce qui constituait déjà une révision à la baisse des objectifs de 2001 qui tablaient eux sur 20 % (Cf. QDT n°1789 du 10/01/2001). Or, le 28 juin dernier, au dernier pointage devant la presse spécialisée, Christian Boireau, directeur général commercial d’Air France, indiquait que les ventes Internet « progressaient de 60 % » mais « représentaient 7,5 % des billets et 3,5 % en valeur », estimant atteindre 15 % dans deux ou trois ans. Pour autant de nombreux facteurs risquent de booster les ventes. Outre un meilleur équipement des ménages en matériel informatique, Air France a en effet de grandes chances de voir ses ventes Internet dopées par son nouveau système de rémunération des agences de voyages qui entrera en vigueur le 1er avril 2005. Déjà, sur ses ventes directes, la mise en place de frais de service inférieurs sur les billets achetés sur son site débouchera sur des tarifs meilleurs marchés sur Internet par rapport aux autres canaux de distribution. Même scénario ensuite pour ses ventes réalisées par le réseau puisque les agences on line devront mettre des frais proches de ceux de la compagnie pour ne pas être « hors marché », bien que Frédéric Van Houtte, président de Level (association des agences en ligne), persiste à dire que « l’équation n’est pas économiquement viable ». Enfin, les campagnes de publicité traditionnelles d’Air France, de plus en plus axées sur le prix, risquent de mettre en avant les plus bas tarifs TTC, ceux qui seront disponibles sur le site de la compagnie. Autant d’arguments qui laissent perplexe Frédéric Van Houtte qui se demande si « la grille des frais d’Air France n’est pas liée à ses difficultés rencontrées dans le commerce en ligne ».

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