Air Bourbon met Air Comores International sur orbite

Air Bourbon aura 40 % du capital.
Début des vols prévu en décembre.
Après 15 mois d’existence, la jeune compagnie réunionnaise Air Bourbon manifeste à nouveau son intérêt pour le marché comorien bien au-delà de l’ouverture de la ligne Paris-Moroni en juin dernier. Air Bourbon est en effet partie prenante à la « mise sur orbite » d’une compagnie de droit comorien, baptisée Air Comores International (ACI). Le transporteur réunionnais possédera 40 % du capital de 4 millions d’euros de cette nouvelle entité, à côté du Gouvernement de l’union (20 %) et de celui de chacune des trois îles constituant les Comores. « La compagnie est de nationalité comorienne avec une gestion assurée par Air Bourbon », explique Frédéric Pralus, directeur général d’Air Bourbon, précisant que la maintenance, supervisée par Air Bournon, sera aux normes européennes. Il devait signer lundi avec le loueur Gifas la location d’un Airbus A310-300 biclasse de 206 sièges. Basé à Moroni, cet appareil devrait, assurer, selon le business plan de la direction, des vols à partir de décembre prochain vers l’aéroport réunionnais de Pierrefonds (4 par semaine), Marseille, l’île Maurice(1 par semaine), et Dubaï (2 hebdos). Chaque vol au départ de la Réunion pour Moroni continuera ensuite pour l’une de ces destinations. « Outre le désenclavement des Comores et de Mayotte, et l’ouverture du sud réunionnais sur l’axe nord-sud et régional, ce projet mise sur la connexion de la Réunion au hub international de Dubaï », indique Air Bourbon. « Ce projet va conforter notre vol Paris-Moroni et nous permettre de travailler sur Pierrefonds », précise Frédéric Pralus, qui prévoit des vols en code-share entre Air Bourbon et Air Comores là où Air Bourbon possède les droits de trafic. Alors que la commercialisation des vols ACI sera assurée par l’équipe d’Air Bourbon, les ventes devraient ouvrir début octobre. Aujourd’hui, Air Comores International dispose d’un certificat de transport aérien délivré par les autorités comoriennes qui s’emploient à obtenir les droits de trafic des différents pays en bout de ligne.

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