Air Caraïbes et French bee : des exceptions françaises

Transport
Air Caraïbes

Dans le paysage aéronautique français, l’exception française est… antillaise. Air Caraïbes, qui a fait de son ADN caribéen un atout maitre, continue d’enchainer, année après année, des résultats positifs. Même quand la conjoncture se révèle moins favorable comme en 2018. Sa petite sœur, French Bee, semble suivre le même chemin. De quoi conforter le groupe Dubreuil, maison mère des deux compagnies, dans ses choix stratégiques. Notamment en ce qui concerne ses investissements en matière de flotte.

 

 

La situation du transport aérien français est plutôt préoccupante. Comme l’a rappelé Marc Rochet, directeur général de Groupe Dubreuil Aéro, lors de la présentation des résultats annuels d’Air Caraïbes et French Bee, les deux compagnies aériennes de l’entreprise, « le pavillon français ne capte aujourd’hui, toutes compagnies confondues, que 10% de la croissance annuelle du trafic aérien en France, contre environ 50% il y a 20 ou 30 ans ». Une situation qui risque de ne pas s’arranger quand on observe les résultats des Assises Nationales du Transport Aérien, initiées par le gouvernement pour restaurer la compétitivité des compagnies françaises face à une concurrence toujours plus féroce. Des assises qui « n’ont rien donné, par manque de volonté et de courage politique », précise le grand spécialiste du transport aérien.

Pour autant, dans ce paysage morose, les performances des compagnies du groupe Dubreuil font figure d’exceptions enviables.

Air Caraïbes a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 481,63 millions d’euros en progression de 10,9% par rapport à 2017. La compagnie enregistre un résultat net de 10,43 millions. Il est en baisse comparé aux 12 millions d’euros réalisés sur 2017. Ce que Jean-Paul Dubreuil, le président de Groupe Dubreuil Aéro et de sa maison mère, le groupe éponyme, attribue à une conjoncture moins favorable en 2018, ne serait-ce que du point de vue du prix du baril et de celui du dollar. Autant dire des facteurs exogènes qui ne remettent pas en cause les performances de ses compagnies.

En 2018, Air Caraïbes a transporté 1.614.373 passagers, soit une progression de 7% par rapport à 2017. C’est le long-courrier qui a tiré la croissance avec 1.264.310 passagers transportés, soit une hausse de 11,5% par rapport à 2017.

Air Caraïbes prendra livraison le 26 juillet prochain de son troisième A350-900 qui sera positionné en priorité sur la ligne Paris/Cayenne.

Le transporteur antillais sera également la compagnie française de lancement pour l’A350-1000. Mis en ligne le 16 décembre 2019, et baptisé F-HMIL, l’appareil sera positionné sur le réseau Antilles. Il portera la flotte d’Air Caraïbes à 9 gros-porteurs.

De son côté  French bee, la petite sœur d’Air Caraïbes lancée en 2016 sur La Réunion, puis l’an dernier sur Papeete,  a réalisé un chiffre d’affaires de 147 millions d’euros sur 2018, le double que durant l’année 2017, et a atteint l’équilibre avec un résultat opérationnel de 100.000 euros. Une performance à souligner après seulement 3 ans d’activité. Le trafic passagers a été multiplié par 2 et s’établit à 396.224 passagers sur 2018.

French bee prendra livraison en juin prochain d’un troisième A350-900 neuf tandis que son A330-300 sera rétrofité en 3 classes et intégré à la liste de flotte d’Air Caraïbes. En 2021, la low-cost long-courrier devrait elle aussi faire entrer en flotte un A350-1000 emportant 480 sièges : « une machine de guerre impressionnante sur l’axe métropole/Réunion ».

 

 

 

 

 

 

Publié par Mathieu Garcia

Journaliste - Rubrique Transport - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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