Air France-KLM creuse sa perte et cherche à réduire ses coûts

Transport

Le PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac, a annoncé une réduction de 300 millions d'euros des frais généraux du groupe franco-néerlandais, qui a publié vendredi une perte nette en hausse de 3% au premier semestre, malgré une progression de 2,4% de son chiffre d'affaires. Air France-KLM a lancé "un grand programme de réduction de ses frais généraux et administratifs", d'un montant de 300 millions d'euros sur un total d'environ 1,5 milliard d'euros, a indiqué Alexandre de Juniac lors d'une présentation des résultats semestriels de son groupe. Le chiffre d'affaires, proche de 12,3 milliards d'euros, a été favorisé par  les effets de change, en particulier l'appréciation du dollar face à l'euro,  qui a eu l'effet inverse sur la rentabilité, selon les données publiées par le groupe dans un communiqué. La perte nette part du groupe atteint 638 millions d'euros, contre 619 millions d'euros au premier semestre 2014. "L'absence d'amélioration de nos résultats nous amène à prendre des mesures supplémentaires d'application immédiate", en plus des 1,8 milliard d'euros d'économies visées d'ici 2017 à travers le plan "Perform" (dont 1,1 milliard pour Air France), a expliqué M. de Juniac. Outre les 300 millions d'euros de frais généraux, le programme de vols de la saison hiver (d'octobre à mars) a été revu à la baisse, avec une capacité globale qui ne sera augmentée que de 0,3% au lieu des 2,3% prévus initialement et même réduite sur le Japon (-14%), l'Afrique de l'Est (-6%) et le Brésil (-5%). Du côté d'Air France, quatre fermetures de lignes déficitaires (Kuala Lumpur, Stavanger, Vérone, Vigo) avaient déjà été annoncées en juin et plus de 1.000 suppressions de postes ont été amorcées depuis le début de l'année, à travers un plan de départ volontaires et la fusion des trois compagnies régionales composant la filiale Hop!. Alors que les négociations sur le plan "Perform" ont abouti à la signature d'accords catégoriels chez KLM, les discussions se poursuivent côté français avec une échéance fixée à fin septembre.  "Nous faisons tout pour que ces négociations aboutissent et soient un  succès", a affirmé M. de Juniac, ajoutant que dans le cas contraire "nous serions amenés à prendre des mesures sévères de réduction de notre réseau long-courrier".

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