Air France-KLM : l’union, ça paie !

Transport

Le groupe a réalisé 451 ME de résultat opérationnel à fin septembre 2004.
Sur ce semestre, Air France-KLM a fait chuter ses frais commerciaux de 8 %.
AF est en ligne avec son plan d’économies de 600 ME prévues pour 2007.
« Aujourd’hui, nous n’en sommes plus aux intentions, nous en sommes aux faits ! » Et les faits dont parle Jean-Cyril Spinetta, PDG du groupe Air France-KLM, semblent donner raison aux tenants du rapprochement entre les deux entreprises. Le groupe vient de publier ses premiers résultats semestriels communs (clos au 30 septembre) et malgré un contexte économique difficile (croissance économique hésitante en Europe et plus particulièrement en France, envolée du prix du carburant), ces derniers sont bons. Air France-KLM a dégagé, sur cette période, un résultat opérationnel de 451 ME, en progression de 106,9 % par rapport au même semestre de l’année écoulée. C’est notamment grâce à la maîtrise de ses charges d’exploitation que le groupe y est parvenu. Par exemple, au deuxième trimestre de l’exercice en cours, le groupe a réussi à faire chuter ses frais commerciaux de quasiment 8 % (à 374 ME). C’est, explique Philippe Calavia, DG délégué aux affaires économiques et financières, « essentiellement le résultat de la réduction des commissions versées dans le monde aux agences de voyages ». Il ajoute : « Nous en verrons l’année prochaine les effets sur le marché français. » Jean-Cyril Spinetta l’a réaffirmé, le plan d’économie d’Air France est bien en ordre de marche. Sur les 600 ME que la compagnie veut épargner d’ici à la fin de l’exercice 2007 (dont 200 ME au 31 mars 2005), 96 ME d’économies ont d’ores et déjà été réalisés. Le PDG indique : « Nous avons commencé par le plus difficile, beaucoup d’éléments qui permettront d’arriver aux 600 ME sont déjà en place ou contractualisés. » L’allusion à la suppression des commissions sur le marché français est transparente… Le patron du groupe a par ailleurs réaffirmé la volonté de réaliser 60 ME d’économies complémentaires au second semestre de l’exercice en cours (clos au 31 mars). Dont 15 ME concernant les frais commerciaux et de distribution. Vu que l’accord Snav-Air France n’entrera en vigueur que le 1er avril, les agences de voyages françaises ne sont pas intégrées à ce plan d’économies.
Le dossier sur la différence de TVA avec le transporteur pourrait aboutir rapidement
Le dossier TVA avance. Pour mémoire, Air France s’est engagé, au moment de la signature de l’avenant n° 3 au protocole du 10 juillet 1998, à coopérer avec le Snav pour déterminer les actions à mener auprès des autorités fiscales. Une coopération qui s’inscrit concrètement dans le cadre d’une commission paritaire. Rappelons qu’il existe une distorsion de fiscalité sur les ventes de vols métropole : la compagnie se voyant appliquer une TVA à 5,5 % (réduite donc non récupérable) sur ses ventes directes et les distributeurs une TVA de 19,6 %, elle aussi non récupérable. La distorsion de concurrence est évidente. La demande faite aux pouvoirs publics est double : harmoniser les taux entre le transporteur et les agences et permettre la récupération de cette TVA par la clientèle entreprise. Sur ces sujets, un distributeur proche du dossier explique avoir le sentiment « d’avoir eu une oreille attentive de la part des pouvoirs publics ». Il ajoute : « Nous espérons obtenir une réponse de leur part, au

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