Air France rachète KLM moins cher qu’UTA en 1990

Transport

Une acquisition pour 800 ME.
Privatisation de facto d’AF.
KLM est dans le giron d’Air France. Si à l’heure où nous mettions sous presse, les résultats de l’offre publique d’échanges (OPE) d’Air France sur KLM annoncés hier par la compagnie française nous étaient inconnus, l’issue de la transaction était prévisible au vu d’un faisceau d’indications favorables. Par exemple, depuis le début de l’OPE, le 5 avril dernier, 2 à 3 millions de titres ont été échangés quotidiennement. Le président d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, et son homologue chez KLM, Léo Van Wijk, dévoileront aujourd’hui les premières synergies commerciales. Le groupe Air France-KLM, détenu à 81% par des actionnaires français et composé de deux filiales à 100% Air France et KLM, devient le plus grand groupe de transport aérien mondial en chiffre d’affaires (19,2 MdE) et le troisième en termes de trafic derrière American Airlines et United Airlines. La compagnie française a racheté sa concurrente néerlandaise pour près de 800 ME. Même si elle hérite d’une dette de 3,5 MdE, Air France semble avoir fait une bonne affaire si l’on songe à la valeur des actifs de KLM, estimés à près de 4 MdE. Pour mémoire, on se souvient qu’Air France avait déboursé en 1990 1,07 MdE pour UTA, qui possédait dix fois moins d’avions. Par ailleurs, en raison de l’augmentation de capital engendrée par l’OPE, Air France est privatisée de facto, puisque la part de l’Etat dans son capital passe de 54,4% à environ 44%. Ce n’est qu’une étape : l’Etat compte ramener sa part à 15% ou 20% lorsque les conditions de marché le permettront.

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