Air France réduit la voilure sur son réseau domestique

Transport

Améliorer la performance opérationnelle, offrir le plus haut niveau de qualité de produit et de service aux clients, mais aussi restaurer la compétitivité d’Air France. Tel est le nouveau credo de la direction de la compagnie tricolore. Et pour le mettre en pratique, elle a annoncé, lors d’un comité social et économique central, sa volonté d’adapter son activité court-courrier. Comprendre, réduire la voilure.

 

Air France perd de l’argent sur son réseau domestique. Beaucoup d’argent : 189 M€ en 2018, en forte détérioration par rapport à 2017 (96M€). Et depuis 2013, les pertes cumulées se sont élevées à 717M€. La compagnie met en avant deux raisons à cela. Le TGV et les low-cost. Elle explique que « au cours des cinq dernières années, le réseau domestique d’Air France a été fortement impacté par la concurrence des lignes de train à grande vitesse, qui ont augmenté leurs capacités sur l’ensemble du territoire, diminué les temps de parcours et développé une offre low-cost très compétitive » et que plus récemment, « l’ouverture des quatre lignes nouvelles à grande vitesse en 2016 et 2017 doit attirer 4,7 millions de voyageurs supplémentaires en 2020, et là où les lignes à grande vitesse se sont installées reliant Paris à moins de deux heures des provinces, les lignes d’Air France ont perdu 90% de part de marché ».

 

Côté concurrence aérienne, le constat n’est pas plus brillant : « au cours des dernières années, les compagnies low-cost ont installé des bases au départ des principales escales et gagné rapidement du terrain au moyen de politiques tarifaires agressives et parfois avec l’aide de collectivités publiques. A l’inverse d’Air France dont les équipes sont basées à 90 % sur le territoire national, ces compagnies n’ont la plupart du temps pas contribué à développer l’emploi dans les régions où elles opèrent » précise Air France dans un communiqué ».

 

Résultat des courses, « dans le cadre de la revue de ses activités, Air France envisage de diminuer son offre sur le court-courrier de 15% en sièges kilomètres offerts (SKO) d’ici fin 2021 ».

Concrètement cela se traduit par « un projet de plan de départs volontaires pouvant concerner jusqu’à 465 postes sur le réseau domestique qui serait mis en œuvre sur plus d’une année ». Ce projet fera prochainement l’objet d’une consultation et la compagnie précise qu’il n’y aura aucun départ contraint.

 

Benjamin Smith, directeur général d’Air France-KLM a déclaré : « Le réseau domestique français est indissociable de l’histoire d’Air France, il est garant de son ancrage territorial, et permet de relier les régions françaises au reste du monde en offrant plusieurs milliers d’opportunités de correspondance chaque jour. Dans un contexte hautement concurrentiel, nous sommes tous pleinement mobilisés pour défendre un marché domestique essentiel pour Air France mais aussi plus globalement pour le groupe Air France-KLM. »

 

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