Air Transat booste ses ventes en agences de voyages

Transport

Air Transat se veut résolument compagnie de loisirs. C'est en tout cas ce que martèle Jean-François Lemay, directeur général de la compagnie, pour qui, "Air Transat ne sera jamais une compagnie régulière". "Nous transportons des touristes et le corporate reste marginal" même si "nous avons la volonté d'aller chercher de nouveaux clients" poursuit Jean-François Lemay. De fait, au Canada, Air Transat ne vole quasiment que pour les TO du groupe Transat, notamment sur l'axe sud, c'est à dire vers les Caraïbes. En revanche, en France, la compagnie a presque tout d'une régulière. En effet, la part des sièges vendus au TO maison est de 12%, alors que 40% sont vendus en direct, 40% via les GDS aux autres TO et aux agences de voyages, et 4% aux groupes. Les 4% restants étant des vols secs revendus sur le site BtoB de Transat France, Vatpro.fr. Pour sa part, Lydia Morinaux, directrice France de la compagnie, confirme la nécessité d'aller traquer de nouvelles clientèles. Elle pense notamment aux PME et PMI, mais aussi aux étudiants (40.000 Français étudient au Canada) et le Mice. Actuellement, entre la France et le Canada, Air Transat fait voler 320.000 clients chaque année, parmi lesquels 48% de Français et 52% de Canadiens. L'une de ses forces est de proposer des départs de 7 villes de province (Mulhouse, Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes, Nice et Toulouse) ainsi que de Paris. Pour cet été, Air Transat propose entre la France et le Canada 271.000 sièges (dont 98.000 au départ de province) et, pour cet hiver, 41.000 sièges. Avec un taux de remplissage d'environ 70%, la compagnie poursuit ses efforts pour s'imposer face à une concurrence de plus en plus âpre, notamment de Corsair, mais aussi de Rouge, la filiale low cost d'Air Canada, au départ de Nice. Pour ce faire, Lydia Morinaux parie sur les agences de voyages. "Je crois beaucoup aux réseaux de distribution" dit-elle. Un important travail de terrain notamment appuyé par les équipes de Transat France lui a permis d'augmenter de 5 points les ventes en agences en 4 ans, passant de 23% à 28% aujourd'hui. Cette proximité avec la distribution est aussi "un atout pour développer le segment PME-PMI, sur lequel nous faisons un gros travail, notamment avec Selectour Afat" dit-elle encore. Autre atout : "Nous avons aussi introduit la flexibilité des billets il y a un an et demi", et "nous allons bientôt revoir l'ensemble de notre politique tarifaire". Vraisemblablement d'ici à la fin de l'année. Par ailleurs, pour mieux faire face à la concurrence, la compagnie a également entamé un important programme de réduction de couts lancé fin 2012 qui lui a permis d'économiser 75 millions de dollars canadiens (51 millions d'euros). 30 autres millions de dollars devraient être encore économisés grâce notamment à de contrats de leasing attractifs (un avion au sol ne coûterait rien à la compagnie). Si on ajoute à ça la qualité du produit (lire) et de l'accueil des équipages, Air Transat semble bien armé.

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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