APG World Connect : Quand DSK fait l’apologie de la dérégulation du ciel

Le 7e World Connect d'APG s'est déroulé du 28 au 30 octobre à Marrakech. L'occasion pour plus de 400 participants spécialistes du transport aérien – compagnies, agents de voyages, fournisseurs de technologie, institutionnels – d'échanger et de plancher sur une industrie si sensible aux soubresauts géopolitiques et économiques.
 
 La tête d'affiche de ce 7e World Connect a été ministre de l'économie et patron du FMI, avant d'échouer avant même le départ, et pour des raisons relevant de la rubrique des faits divers, dans la course à l'Elysee. Mais, et on a pu s'en rendre compte, Dominique Strauss-Kahn est avant tout un professeur d'économie. C'est un portrait d'un monde pas vraiment tout rose qu'il a dressé. Un monde où, pour de multiples raisons,  la croissance est en berne et l'incertitude est la norme. Un monde où les relais de croissance sont rares. Il en a tout de même identifié quelques uns, notamment dans le domaine des services, et le tourisme, donc le transport aérien. A plus ou moins long terme DSK estime "qu'une industrie qui est à la base de la mondialisation" ne pourra pas rester "l'une des plus protectionnistes". Demain donc, le ciel pourrait bien être totalement ouvert et les verrous réglementaires qui régissent les prises de participation dans les compagnies aériennes pourraient bien sauter. Une vision qui ne laisse à la charge des Etats que les questions relevant de la sécurité et de l'évitement des ententes sur les prix. Et tant pis si cela conduit à la disparition de certains pavillons nationaux : après tout, "beaucoup de pays n'ont pas d'industrie automobile". Pas sûr que cette vision soit partagée par tout le monde. 

Publié par Mathieu Garcia

Journaliste - Rubrique Transport - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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