Assises nationales du transport aérien : les compagnies françaises ne cachent pas leur déception

Transport

La Fédération Nationale du Transport aérien Français, qui représente 95% du secteur estime qu’aucune des mesures adoptées à l’issue des assises nationale du transport aérien ne permettra de corriger le différentiel de compétitivité entre les compagnies aériennes françaises et leurs concurrents directs. Un différentiel que la fédération estime à environ 700 millions d’euros par an.

 

« Les mesures proposées méritent d’être examinées mais ces dernières ne sont pas à la hauteur des enjeux et de l’urgence. Aucune de ces mesures ne rétablira vraiment le « level playing field » pour le transport aérien français », déplore dans un communiqué Alain Battisti, président de la Fnam (Fédération Nationale de l’Aviation Marchande) et de Chalair aviation. Et d’ajouter : « Même les mesures sans impact budgétaire et non précisées sont reportées ultérieurement aux travaux du CSAC ».

 

La Fnam rappelle que les objectifs initiaux « étaient de se doter d’une stratégie, de redéfinir un équilibre fiscal, social ; les ambitions étaient de restituer de la compétitivité aux entreprises françaises confrontées à des concurrents conservant les avantages de leur pays d’origine, y compris sur le marché français afin de rétablir une dynamique positive permettant la création d’emplois et de richesse économique, et la reconquête de parts de marché par les transporteurs français ».

 

Or, les mesures annoncées sont loin de renverser la table :

  • Réduction de la taxe d’aéroport à 0,90 euro par passager contre 1,25 euro par passager.
  • Augmentation de 5 à 20 millions d’euros de la dotation en faveur des liaisons d’aménagement du territoire.
  • Augmentation de l’abattement passant de 40% à 65% de la taxe sur les passagers en correspondance.
  • Renforcement de l’indépendance et des pouvoirs de l’Autorité de supervision indépendante de régulation économique des aéroports (en cours de discussion à l’Assemblée Nationale dans le cadre de la loi pacte).

 

A cela il faut ajouter le fait que le choc de simplification tant réclamé et à coût nul pour l’État n’est pas vraiment au rendez-vous.

 

Bref pour la Fnam, ces assises nationales du transport aérien étaient « un acte politique fort qui se termine par des propositions insuffisantes pour redynamiser notre secteur (…) les opérateurs que nous représentons, n’obtiennent que des mesures qui ne contribueront pas à améliorer véritablement et significativement la compétitivité du secteur ».

 

Publié par Mathieu Garcia

Journaliste - Rubrique Transport - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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