Baisse des surcharges carburant : KLM emboîte le pas à Emirates

Presque toujours la même histoire. Quand le pétrole monte, les prix des billets montent. Quand il baisse, les prix ne baissent pas. Sauf que cette fois-ci, KLM vient de réagir la première (hormis Emirates il y a 15 jours), en annonçant une baisse de 5 euros de la surcharge carburants sur ses vols intercontinentaux.La pompe serait-elle amorcée ? Difficile à dire. Air France a décidé d’attendre encore jusqu’au début du mois octobre pour agir. Elle ne compte supprimer sa dernière surcharge que si les cours du baril se sont maintenus pendant 30 jours consécutifs en dessous de 65 dollars. Mais les choses s’annoncent plutôt bien : le prix du brut a cédé 20% depuis son record historique de l’été (plus de 78 dollars début août), et est revenu autour de 62 dollars le baril jeudi. Il était même momentanément retombé sous la barre des 60 dollars en début de semaine, à son plus bas niveau depuis six mois. Dans le même temps, et hormis KLM, la baisse des surcharges carburant ne vient pourtant pas vite. Du côté des compagnies, on peut le comprendre. Quand on a calculé ses prix sur une base de 50 dollars le baril et qu’il monte à 75 dollars, on est bien obligé de répercuter cette hausse et d’attendre que le pétrole revienne à 50 dollars pour supprimer les surcharges. Mais du côté des agents voyages et des clients, on s’impatiente. "On aurait déjà apprécié un geste commercial, comme celui d’Emirates il y a 15 jours" commente Richard Vainopoulos, président de Tourcom. Et il déplore : "les compagnies se refont un peu de trésorerie sur le dos des passagers ! Nous n’avons aucun moyen de pression aujourd’hui… Peut-être demain, quand la déréglementation sera effective".

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef – Le Quotidien du Tourisme

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