British Airways baisse encore ses prix

Transport

Tous les tarifs, même les plus bas, permettent de faire un aller-retour journée.
En plus d’une simplicité accrue de la grille, la baisse des prix atteint 42%.
Les commerciaux de BA ont débuté des séances de formation aux agences.
Après avoir simplifié sa grille tarifaire en juin 2002, British Airways va plus loin sur les vols entre la France et la Grande-Bretagne. Alors que les Apex ont déjà disparu depuis deux ans, la compagnie britannique a supprimé le 23 mars la règle de séjour minimum (deux nuits sur place) pour obtenir les plus bas tarifs comme le fait déjà Bmi. Conséquence : l’aller-retour journée est possible sur tous les tarifs, y compris sur les plus bas. Pour plus de flexibilité, tous les tarifs sont combinables entre eux entre l’aller et le retour. Les cinq premiers tarifs de la classe économique ne sont en revanche ni remboursables ni modifiables. Outre une grande simplification de sa structure tarifaire, British Airways lance une nouvelle baisse des prix pouvant aller jusqu’à 42%. Par exemple, Paris-Londres passe à 89 E TTC l’aller-retour, soit 49 E HT contre 69 E auparavant. Le prix d’appel au départ des villes de province débute à 94 E TTC l’A/R. Parallèlement, British Airways réduit l’écart entre chaque tarif pour ne pas, en cas d’indisponibilité d’un tarif, se retrouver sur un niveau tarifaire beaucoup plus élevé. Exemple : l’écart entre le prix d’appel et le suivant est de 21 E entre Paris et Londres, contre 32 auparavant. “Nous offrons une alternative aux low cost”, indique Yanik Hoyles, directeur général Europe de l’Ouest de British Airways. L’agressivité du transporteur concerne également la classe affaires avec l’introduction d’un tarif (D) équivalent au plein tarif économique (Y). “Un passager qui a acheté un billet éco plein tarif peut voyager en Business avec le même tarif s’il y a de la place”, explique Patrick Malval, directeur commercial France de BA. De plus, un tarif encore moins cher (non modifiable, non remboursable) est ajouté en classe affaires. Il correspond au prix d’appel de la classe économique auquel il faut ajouter 150 E. Soit une baisse de 70% par rapport au plus bas tarif business. Bien que ces tarifs soient plus faciles à vendre, les commerciaux de British Airways ont commencé des séances de formation.
Une stratégie rendue possible par une forte rédution des coûts
La nouvelle baisse tarifaire de British Airways est tout sauf une fuite en avant. Elle est rendue possible par l’énorme réduction de coûts menée par la compagnie d’1,7 milliard de livres (2,5 MdE) depuis deux ans. Conséquence, la politique de bas tarifs menée depuis deux ans n’a en rien occulté les bénéfices. La marge opérationnelle est en effet de 6,5 % alors qu’elle se situe traditionnellement dans le transport aérien autour de 5 % pour les années exceptionnelles. En relaçant un nouveau plan d’économies sur deux ans, destiné à réduire encore les coûts de 450 M£ par an, British Airways vise une marge opérationnelle de 10 %. Ces multiples plans de restructuration, qui ont tout de même engendrés la suppression de 11 000 emplois, ont toujours eu une ligne directrice : ne rien toucher au service proposé aux clients. Avec cette nouvelle grille tarifaire, British Airways entend reprendre des parts de marché à la fois sur ses concurrentes aériennes et notamment low cost, mais aussi sur les autres modes de transport (Eurostar et ferries). En 2003, le BSP France de la compagnie a baissé de 4 % à 200 millions d’euros. Du côté du réseau, les trois vols quotidiens entre Roissy et London-City Airport ont été arrêtés et une fréquence sera retirée entre Marseille et Gatwick, ligne sur laquelle EasyJet est également présente. En revanche, la compagnie ouvrira en mai la ligne Londres-Bastia.

Publié par La Rédaction

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