Lyon: « Cet aéroport et ce territoire peuvent porter l’économie de notre pays ! » (Gérard Collomb)

Transport

Ouvert aux voyageurs des vols low cost depuis avril et aux passagers des compagnies conventionnelles depuis le 3 octobre, le nouveau Terminal 1 de Lyon-Saint-Exupéry a été inauguré samedi par Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, et Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports

Aucun changement de fonctionnement pour les voyageurs

L’aéroport n’était plus à un défi près ! C’est en effet au cœur même du nouveau terminal sans interrompre ses enregistrements, filtrages sécurité ou débarquements, que furent accueillis les deux ministres, le 1er vice-président de la région, les présidents du département, de la métropole, de la CCI et le PDG de Vinci par Nicolas Notebaert et Philippe Bernand, respectivement président du conseil de surveillance et président du directoire d’Aéroports de Lyon.

 

Pour des raisons de sécurité évidentes, l’inauguration n’avait pas fait l’objet d’une large communication. Mais il n’y eu aucun changement de fonctionnement pour les voyageurs des compagnies qui opèrent déjà depuis ce terminal, soit six low cost (Air Arabia, Easyjet, Eurowings, Pegasus, Transavia, Wizz Air) depuis avril, Aegean, Aeroflot, British Airways et Turkish Airlines depuis le 3 octobre, Emirates depuis le 11 octobre (Air Canada et Brussels Airlines, Lufthansa, Swiss et Austrian Airlines y opéreront dès le 17 octobre).

 

 

Seule modification notable : la « privatisation » de la place des Lumières au cœur de ce nouveau bâtiment de 70 000 m2. C’est là, qu’accueillis par trois fées des neiges sur leurs immenses échasses, ces VIP purent discourir devant quelque 300 convives, élus, responsables de compagnies et autres partenaires ou collaborateurs avant de procéder à un geste inaugural totalement digitalisé, chacun apposant sa main sur une table numérique tendue par l’une des fées pour un rapide scan. Mais on retiendra bien sûr aussi de cette inauguration quelques annonces.

Plus de flexibilité opérationnelle pour les compagnies

Sur la qualité de l’équipement d’abord. « Ce nouveau terminal va permettre à Lyon-Saint Exupéry d’accroître son attractivité auprès des compagnies aériennes en leur offrant d’avantage de flexibilité opérationnelle. La modularité du bâtiment va permet à l’aéroport de se démarquer de ses concurrents» s’est ainsi félicité Nicolas Notebaert, président du conseil de surveillance d’Aéroports de Lyon depuis l’acquisition des 60 % de la part de l’État par sa société (Vinci Airports), la Caisse des Dépôts et le Crédit Agricole Assurances voilà un an. Il sollicite d’ailleurs l’ouverture de droits supplémentaires vers le Golfe et escompte pouvoir ouvrir de nouvelles lignes en «priorité en Asie et en Amérique du Nord».

 

«Pékin si tout se passe bien et on l’espère New York» avait déjà glissé quelques minutes auparavant, Philippe Bernand aux commandes de l’aéroport depuis plus de dix ans et donc porteur de ce projet de nouveau terminal initié en 2011 pour un investissement total de 215 millions d’euros. «L’économie était alors plutôt morose et le mot d’ordre « wait & see » a rappelé Philippe Bernand. Mais il avait alors fait sienne la devise d’Antoine de Saint-Exupéry : « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible ». Les perspectives lui donnent aujourd’hui raison.

Un terminal exemplaire en matière de sécurité

«Avec une progression du trafic de plus de 10 % en 2016, un seuil de 10 millions de passagers qui devrait être dépassé cette année et une capacité d’accueil portée à 14 millions de passagers avec ce nouveau terminal, une trentaine de nouvelles destinations depuis 18 mois, et plus de 13 nouvelles annoncées pour 2018, Lyon-Saint Exupéry est un très bel exemple de l’essor d’un aéroport connecté au monde» a effectivement résumé Élisabeth Borne. Et la ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports d’en souligner quelques atouts majeurs comme sa certification HQE «qui montre que  le transport aérien prend en compte l’enjeu environnemental», son exigence en matière de sûreté aussi qui l’a poussé à installer nombre de solutions innovantes à l’instar des scanners corporels qu’il est « le premier à avoir installé à toutes les lignes de contrôle de sécurité». «C’est un équipement majeur pour le développement du territoire adapté aux besoins des passagers» a conclu Élisabeth Borne, qui a d’ailleurs profité du moment pour évoquer les Assises du transport qu’elle lancera début 2018.

 

 

Un satisfecit largement repris par Gérard Colomb, ministre de l’Intérieur. Convaincu que Lyon-Saint Exupéry est « essentiel pour l’économie, l’université et le tourisme.», l’ancien maire de Lyon se félicite aussi de voir la région mise en avant au cœur même du terminal, autour de la très emblématique place des lumières.

Les délices de toute une région

«Je vois face à moi les Délices de Lyon. C’est aussi ce que découvriront ceux qui atterriront ici. Les Délices de Lyon comme ceux du Puy-en-Velay» sourit le ministre, ravi que ce terminal ait été conçu comme «une porte d’entrée de la région bâtie sur des standards internationaux». Un rapide panorama de son offre suffit à s’en convaincre. Ce terminal conçu par le cabinet d’architecture Rogers Stirk Harbour Parters a certes doublé la surface de l’aéroport. Mais il offre aussi : 10 000m2 de shopping (dont 1 400 m2 de galerie duty free) et de détente (aire de jeux sensorielles pour les enfants, borne de réalité virtuelle 360°, jeux sur Ipads exclusivement développés pour Lyon-Saint Exupéry…), des salles d’embarquement tout confort et design, deux salons privatifs, le Mont-Blanc à l’étage non-Schengen (560 m2) et Confluence qui ouvrira le 17 octobre à l’étage Schengen (350 m2), 16 passerelles télescopiques pour les avions au contact et un satellite low-cost que l’on rejoint à pied par un passage sous la piste… Mais là ne s’arrête pas les projets de Lyon-Saint Exupéry.

 

 

«Pour la période 2017-2015, nous avons prévu plus de 300 M€ d’investissement pour poursuivre le développement de l’aéroport et améliorer ses accès» a annoncé Nicolas Notebaert. Ces nouveaux développements ne se feront en revanche pas avec Philippe Bernand qui va quitter Lyon une «nouvelle étape méridionale de sa carrière». Comprendre, entre les lignes, Marseille.

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