Corsair ou Star sur Maurice : 1 fauteuil pour 2

Transport

Le principe d’une deuxième compagnie française sur Maurice aurait été validé.
Corsair et Star ont les autorisations françaises et la DGAC devra trancher.
Un nouvel accord bilatéral doit être signé dans deux mois à l’île Maurice.
L’arrivée d’une autre compagnie française à côté d’Air France et d’Air Mauritius entre la France et l’île Maurice se précise. Lors des deux journées de négociations bilatérales entre la France et l’île Maurice qui se sont déroulées mercredi et jeudi dernier à Paris, le principe d’autoriser une deuxième compagnie française à opérer des vols réguliers entre la France et Maurice à raison d’un vol hebdomadaire en Airbus A330 aurait été accepté. Problème : Corsair, qui se bat sur ce dossier depuis près de 10 ans, et Star Airlines possèdent toutes deux l’autorisation côté français. Fin 2001 pour la première, plus récemment pour la seconde. La Direction générale de l’aviation civile française (DGAC) devra donc trancher. Elle travaillerait à l’élaboration d’une dizaine de critères pour faire son choix de manière transparente. La décision devrait intervenir rapidement, puisque la ratification d’un nouvel accord bilatéral est prévue dans deux mois à Maurice. Seraient abordés à ce moment-là deux autres points qui n’ont pas été validés la semaine dernière. D’une part la demande française de signer un accord dit de multi-désignation qui pourrait déboucher sur l’arrivée de plusieurs compagnies françaises et d’autre part l’intégration d’une clause européenne voulant qu’à chaque négociation bilatérale menée par un pays européen avec un pays tiers, on inclut la possibilité pour tout transporteur communautaire de se positionner sur la ligne. Les autorités mauriciennes n’y seraient pas favorables. D’où l’accord de principe sur un vol hebdomadaire supplémentaire opéré par un nouveau transporteur, qualifié de « mesure transitoire » par un proche du dossier. En attendant, le sujet est polémique. Certains affirment que l’arrivée de Corsair ou de Star amènera une clientèle plus bas de gamme et changera le positionnement marketing de la destination, tandis que d’autres déclarent que l’évolution de l’offre hôtelière justifie la croissance de la capacité aérienne. L’ouverture du ciel mauricien, si elle se confirmait, n’a pas fini d’alimenter ce vieux débat.

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *