Crash de Flash Airlines : un rapport sera rendu public mi-novembre

Les familles de victimes font des reproches à l’État.
Un premier compte-rendu des travaux du juge égyptien.
Une réunion de travail avec les familles le 28 septembre.
Selon le Quai d’Orsay, un rapport préliminaire de la mission d’enquête égyptienne sur les circonstances du crash, au large de Charm el-Cheikh, du Boeing 737 de Flash Airlines sera « rendu public à la mi-novembre ». En outre, « le premier compte-rendu des travaux du juge égyptien vient d’être transmis au magistrat français chargé de l’enquête, en réponse à la commission rogatoire ». Les familles des victimes françaises ont écrit dimanche 12 septembre à Jacques Chirac pour lui demander de « reprendre très sérieusement ce dossier en mains ». Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hervé Ladsous, a précisé que le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Renaud Muselier, rencontrerait le 28 septembre prochain le bureau de l’association des familles de victimes pour une réunion de travail. Le porte-parole a précisé par ailleurs qu' »il n’a jamais été demandé aux familles de participer au financement de la construction d’un mémorial, mais à l’association de créer un compte sur lequel seraient versées les différentes contributions, y compris publiques ». Dans une lettre de l’association de défense des familles des victimes, le collectif assure que « l’État (français) ne fait pas ce qu’il devrait faire et fait ce qu’il ne devrait pas ». « Neuf mois après cette catastrophe, « les engagements pris par les deux États (France, Egypte) ne sont aucunement respectés ». Ainsi, les « corps et les restes humains n’ont pas été rapatriés en France ». Lors de son assemblée générale fin juin à Paris, l’association avait déjà regretté de n’avoir pas pu obtenir les copies des enregistrements de vol. Elle avait également affirmé que la convention d’entraide franco-égyptienne, datant de 1982, n’était pas respectée par les autorités judiciaires égyptiennes qui n’ont toujours pas répondu aux demandes contenues dans la commission rogatoire internationale du juge André Dando chargé de l’instruction de cet accident en France.

Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *