Des passagers bloqués en Egypte faute de carburant dans l’avion !

Transport

Les passagers ont été invités à payer le kérosène pour pouvoir décoller.
Ce vol aurait dû être assuré par Louxor Air mais c’est Eagle qui était là.
En filigrane, la proposition légale d’indiquer le nom des compagnies en brochure.
C’est une affaire rocambolesque. Le jour du crash de Flash Airlines, samedi 3 janvier, un avion de la compagnie charter Eagle était immobilisé à Louxor avec à son bord 280 vacanciers français. Selon Philippe Collin, passager du vol cité par Le Parisien et que nous avons pu contacter, le représentant de la compagnie Eagle est monté à bord de l’avion pour demander aux passagers de payer le kérosène, soit une somme de 4 300 euros. Cette somme a pu être recueillie, mais il n’était pas question pour les passagers de ne pas avoir la garantie d’être remboursés. C’est finalement le directeur de l’aéroport, sans doute effrayé d’avoir un avion bloqué ce jour-là avec des Français, qui trouvera les solutions pour financer le kérosène. Pour Eagle, toujours selon Le Parisien, « Total avait été réglé, à aucun moment notre commandant de bord n’a incité ou obligé les passagers à se cotiser ». Pourtant, selon d’autres sources, Eagle n’avait déjà pas pu décoller le 21 décembre dernier de Paris en direction de Lomé pour ne pas avoir réglé à Air France une facture jugée très élevée pour la maintenance de l’avion. Au-delà de l’émotion des passagers, cet incident démontre les difficultés des vols charters avec l’Egypte. Selon les contrats des tour-opérateurs signés par les clients (dont Rev’Vacances), c’est bien Louxor Air qui aurait dû acheminer les passagers sur Paris. Si l’idée de Gilles de Robien d’obliger les agences à donner le nom des compagnies au moment de la vente du voyage devait être appliquée, elles pourraient alors être attaquées pour rupture de contrat. Et si divers opérateurs s’accordent bien à dire qu’il existe des difficultés sur l’Egypte, ils n’hésitent pas non plus à rappeler que cela coûterait beaucoup plus cher aux consommateurs s’ils devaient partir sur des compagnies régulières.

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