Easyjet débarque une handicapée, le gouvernement condamne

Transport

Dimanche 21 mars, Une Réunionnaise voyageant seule en fauteuil roulant est débarquée d’un vol d'Easyjet reliant Paris à Nice. Le commandant de bord explique qu'il a pris cette décision pour des raisons de sécurité, s'appuyant sur une directive européenne de 2006 qui indique qu’une handicapée doit voyager avec un accompagnateur. Dominique Bussereau, ministre des Transports, a condamné l'attitude du commandant de bord.Après avoir embarqué dans l’appareil en premier, un steward est venu voir la passagère handicapée et lui a annoncé qu’elle devait être débarquée parce qu’elle n’a pas d’accompagnateur. Alors que les passagers huent l’équipage, elle est sortie de l'avion. Mais le personnel au sol a pu faire le nécessaire pour qu’elle reparte avec le vol suivant avec un accompagnateur trouvé en salle d’embarquement. Elle est finalement arrivée à Nice avec 3 heures de retard. Elle a décidé de se retourner contre la compagnie et de saisir la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité). Pour Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des Transports, il s’agit d’une discrimination. Il condamne "les difficultés rencontrées par un passager à mobilité réduite". Il a aussi demandé à François Bacchetta, DG d'Easyjet France, "des explications". Il a encore saisi Jeannette Bougrab, présidente de la Halde.

Publié par La Rédaction

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Vos réactions

  1. En prenant l’avion, et si elle est assise près d’un hublot, la seule sécurité qu’une personne handicapée moteur met en péril en cas d’accident, c’est la sienne. A ce titre, qu’amène de plus la présence d’un accompagnateur ? La simple signature par le voyageur d’une décharge de responsabilité au bénéfice de la compagnie en cas de fatalité pourrait juridiquement régler le problème ; je pense que les personnes handicapées – auxquelles j’appartiens – n’ayant pas pour habitude de se voiler la face quant aux difficultés que leur état peut générer malgré l’aide d’autrui ne seraient pas hostiles à cette mesure, je sais que je ne le serais pas. Mais que les règles soient claires au départ, et appliquées à tous les concernés. Mais peut-être s’agissait-il d’un commandant de bord qui s’était fait enguirlander par sa hiérarchie pour avoir perdu une valise, et qui a voulu se racheter (ou se venger) par excès de zèle !

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