Écotaxe sur les billets d’avion : La levée de boucliers continue

Transport

Alors que le gouvernement vient d’annoncer la mise en place d’une nouvelle contribution sur les billets d’avion, les réactions négatives des acteurs de l’industrie se poursuivent.

 

Dans un communiqué, le SNPL, le puissant syndicat des pilotes de ligne, rappelle que depuis plusieurs années, il « demande aux gouvernements successifs la mise en place d’une stratégie nationale ambitieuse pour l’aérien et la réponse n’a cessé d’être la même : la création de nouvelles taxes affaiblissant un secteur soumis par nature à une forte concurrence internationale. Ainsi, cette nouvelle écotaxe vient s’ajouter à la longue liste des charges qui pèsent sur les compagnies aériennes et pénalisent la compétitivité du secteur : création de la taxe de l’aviation civile en 1999, mise en place de la taxe de solidarité en 2006, augmentation des redevances de navigation et des redevances aéroportuaires, accroissement des dépenses de sûreté, maintien du budget annexe « Contrôle et exploitation aériens » (BACEA) hors du champ d’application de la TVA, etc ». Pour le syndicat, cette nouvelle taxe « pénalisera donc la compétitivité de notre pavillon national alors que l’inquiétude relative à la santé économique du secteur aérien français monte encore (…) décidée sans aucune concertation et alors que le gouvernement répétait depuis des mois qu’il s’inscrivait à présent dans une logique européenne, cette nouvelle écotaxe démontre également que l’État refuse de prendre en considération les différents engagements environnementaux pris par les compagnies aériennes ».

 

Les pilotes sont sur la même longueur d’onde que la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande (Fnam) qui estime que « le gouvernement fait le choix d’une écologie punitive qui tend à réserver le transport aérien aux plus riches. Il lui faudra en assumer les conséquences en termes économiques, et d’emplois ». Et de se demander, « le gouvernent veut-il la mort du transport aérien français avec toujours plus de taxes contrairement à son engagement, pris par Mme la Ministre Borne et M. le Ministre d’Etat De Rugy, en juin dernier, d’instaurer une taxation européenne afin d’éviter des distorsions de concurrence intra-européenne trop importantes ? ». ?

 

Pour le Bar, l’association des représentants de compagnies aériennes, « une taxation franco-française de plus ne réduira en rien la dérive environnementale due aux transports mais elle nuira grandement à la compétitivité du transport aérien en France tant pour les compagnies françaises que pour les compagnies internationales injustement punies lorsqu’elles opèrent dans notre pays ». Et de rappeler que le transport aérien « est la seule industrie qui fasse des progrès constants pour réduire ses nuisances. La seule à s’engager sur un plan mondial dans un accord international auquel sont parties les USA et la Chine, l’accord CORSIA qui prévoit une réduction de 50% des émissions à l’horizon 2050. Au surplus, le transport aérien est la seule industrie de transport qui finance entièrement son infrastructure et son fonctionnement. Ce qui est loin d’être le cas de la route et du fer qui coûtent très cher aux contribuables ».

 

 

 

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