Eductour Vacances Transat au Nouveau Brunswick : ben, les v’là Acadiens !

Encore un jour de belles rencontres pour les dix agents de voyages invités au Nouveau Brunswick par Vacances Transat en ce lundi 27 juin. Une journée très acadienne.Il y eu d'abord Gaétan Dugas, descendant de corsaires aujourd'hui ostréiculteur à Caraque. Comme nombre d'Acadiens de la région, sa maison arbore le drapeau acadien et décline ses couleurs bleu blanc rouge ici sur une barrière, là sur des objets posés devant sa maison. Mais Gaétan et son épouse Murielle font plus encore. Ils ont transformé leur maison en écomusée privé, modeste mais particulièrement instructif. Gaétan a tant de choses à raconter. Sur sa méthode de culture des huîtres d'abord, une culture très respectueuse de la nature. L’huître grandit à même le fond de mer, à un kilomètre et demi des côtes, sans parc ni élimination de ses prédateurs. Sa saveur est unique et son délai de conservation plus long. Mais de ses aïeuls venus du pays basque, Gaétan porte bien d'autres secrets qu'il dévoile avec fierté : ses racines familiales, tout à la fois acadienne et Mi'cmaq. Ses ancêtres, vaillants corsaires, ont protégé leur famille des Britanniques en s'emparant de leurs navires et en éliminant leurs soldats. Et comme nombre d'Acadiens, ils avaient tissé des liens étroits avec les autochtones. Un métissage dont il garde jalousement trace en perpétuant les us et coutumes de ces premières nations (danses, chansons, profond respect de Terre Mère…). Dommage qu'il faille repartir (après avoir dégusté ses étonnantes huîtres) car Gaétan Dugas a tant de choses à expliquer. Les Français de France savent en effet souvent bien peu de choses sur l'histoire des Acadiens, laissés à leur triste sort sans aide de leurs cousins de l’Hexagone. Mais patience, le village historique des Acadiens situé à Bertrand attend aussi de pied ferme Céline, Stéphanie, Françoise, Christèle, Rasha, Emmanuelle, Delphine, Amélie, Fred, Yoann et Maxime pour une immersion totale. Le détour par cette bourgade reconstituée avec de véritables maisons d'époque –  pour l'essentiel déplacées ou démolies puis reconstruites sur place – s'impose pour mieux comprendre la vie des Acadiens. Plus de 80 000 visiteurs convergent chaque saison vers ce site unique. Il ouvre tout juste ce lundi 27 juin. Une chance pour la fine équipe qui évite ainsi la foule des grands jours. Dans chaque maison, un Acadien en habit d'époque explique l'histoire de la maison, de sa famille, de son quotidien. Ici, le forgeron, là le fabriquant de tavaillons (planchettes de cèdre utilisées pour couvrir murs et toits des maisons) ou l'agriculteur présentant le très astucieux système d'assèchement des marais (les aboiteaux), plus loin la mère filant sa laine… Tous présentent le quotidien de ces familles souvent nombreuses. Tiens, v'là l'école, avec ses bureaux de bois, son grand tableau et sa maîtresse prête à apprendre à lire, à compter ou à chanter, un peu en anglais, et beaucoup en français ! Oh oh… Ben tiens donc, quelle est cette belle grande famille qui pose devant l'objectif du photographe ? Regardez bien, ils y sont tous. En parfait acadiens. Une bien belle photo souvenir d'eductour !

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