Egyptair : les deux boîtes noires repêchées

Transport

La seconde boîte noire de l'avion d'EgyptAir qui s'est abîmé en Méditerranée le 19 mai a été retrouvée vendredi 17 juin. L'enregistreur des voix avait été "récupéré" la veille. La commission d'enquête égyptienne pourrait avoir des éléments pour établir les causes du crash.La commission d'enquête égyptienne* a annoncé le repêchage de la seconde boîte noire de l'avion d'EgyptAir. Le Flight Data Recorder (FDR), qui enregistre tous les paramètres de vol, "a été repêché en plusieurs morceaux" et les équipes de recherches ont pu récupérer "la partie la plus importante, qui contient la mémoire de l'appareil", précise le communiqué. Jeudi 16 juin, la première boîte noire, l'enregistreur de voix du cockpit (CVR), de l'A320 qui s'était écrasé en mer le 19 mai a également été repêchée.
Les deux enregistreurs vont être analysés au Caire par la commission d'enquête égyptienne. Laquelle est épaulée par des enquêteurs français du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) et des experts d'Airbus.

La découverte des boîtes noires a été faite grâce au "John Lethbridge", un navire de la compagnie française Deep Ocean Search (DOS), basée à Maurice et spécialisée dans la recherche et la fouille des épaves à très grande profondeur, précise le texte. Seul l'examen des enregistreurs de vol pourrait "permettre de contribuer à comprendre complètement l'enchaînement des événements qui ont conduit à ce tragique accident", avait rappelé jeudi matin dans un communiqué le constructeur européen Airbus, avant la découverte.

Le vol MS804, qui avait décollé de Paris peu après 23H00 le 18 mai, avait subitement disparu des écrans radars à une altitude de 11km au-dessus de la Méditerranée, alors qu'il venait d'entrer dans l'espace aérien égyptien. Juste avant le système de transmission automatisé de messages de l'appareil avait indiqué que 10 alarmes s'étaient déclenchées à bord siganlant de la fumée ainsi qu'une défaillance de l'ordinateur gérant les commandes de l'avion.

40 Egyptiens, dont l'équipage, et 15 Français se trouvaient à bord, ainsique deux Irakiens, deux Canadiens, et des ressortissants d'Algérie, de Belgique, de Grande-Bretagne, du Tchad, du Portugal, d'Arabie saoudite et du Soudan.

 

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