Entre Paris et Londres, tout le monde cartonne

Transport

Trafic passagers en hausse de 21,4 % pour BMI en janvier.
Chez Air France, on constate une progression de trafic.
Eurostar revendiquait plus de 60 % du marché en 2004.
La route Paris-Londres reste l’une des plus importantes du monde. C’est aussi, avec la présence de plusieurs transporteurs aériens et d’un opérateur ferroviaire, l’un des axes les plus concurrentiels. Pourtant, tous semblent progresser entre les 2 capitales. Ainsi, BMI qui, non content d’avoir « explosé les compteurs » en 2004 avec une croissance de trafic de 21,4 % par rapport à 2003, a l’air de commencer l’année 2005 en suivant les mêmes tendances. En effet pour le seul mois de janvier dernier, la compagnie britannique a enregistré une croissance de trafic de 43,3 % entre Paris CDG1 et Londres Heathrow. Pourtant, en mars dernier, BMI avait réduit la voilure en passant de 6 à 5 vols quotidiens. En fait, explique Michel Turini, directeur des ventes France, la baisse de capacité a été moins importante que prévu car « au vu des remplissages, nous avons parfois (le plus souvent le week-end) été contraints de remplacer l’A319 habituel par un A 320 ». Reste que pour lui, ce succès sur Londres est sans doute dû en partie à l’arrêt des vols de British Airways entre Paris et Gatwick. Un argument repris à son compte par Air France, qui opère 18 vols quotidiens. Pour Olivier Guyard, assistant chef de produit Europe, « il s’agit d’un marché très mature où la concurrence est plutôt rude ». Il précise : « Néanmoins, à offre stable en janvier, nous avons vu notre trafic progresser par rapport à l’année dernière. » Si l’on ne dispose pas encore des chiffres d’Eurostar pour le mois de janvier dernier, on se souvient que l’opérateur ferroviaire a réalisé une excellente année 2004, avec 7,27 millions de passagers transportés (soit 15 % de plus qu’en 2003) et une part de marché revendiquée de plus de 60 % (c’était moins de 50 % en 2003, avant la mise en service du tronçon de voie rapide entre la sortie du tunnel et Gravesend). Au moment de notre bouclage, nous n’avions pas réussi à joindre British Airways.

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