Entretien avec Nathalie Stubler, PDG de Transavia France : « Le code share avec Air France démarre le 26 février »

Transport

Alors que le groupe Air France KLM vient de publier des résultats financiers particulièrement solides, il apparait que pour la première fois depuis son lancement, il y a maintenant 10 ans, l’entité Transavia France est également bénéficiaire. Nous avons rencontré Nathalie Stubler, PDG de la compagnie. Extraits de l’entretien à paraitre dans Le Quotidien du Tourisme.com/Le Mag daté du 22 février.

 

En matière de développement, puisqu’à moyen terme Transavia France est contrainte, en tout cas en nombre d’avions, par l’accord passé avec le SNPL, comment allez-vous faire pour poursuivre votre marche en avant ? Cela passe-t-il par des synergies avec Air France, comme l’accord de partage de code qui a été annoncé ?

Nathalie Stubler : « Les opérations en code-share vont démarrer le 26 février au départ de nos bases de province. Pour Air France, cela veut dire 34 nouvelles routes au départ de Lyon et de Nantes (16 au départ de Nantes et 18 au départ de Lyon cet été). Et dès que nous aurons nos premiers retours d’expérience, nous étendrons ce partage de codes à certaines routes au départ d’Orly. Cela va permettre à Air France d’augmenter son portefeuille de routes, à Transavia de toucher des clients supplémentaires et à des agences de nous vendre directement en GDS via le code Air France. Qui plus est, cela renforce la présence du groupe au départ mais également vers Lyon et Nantes.

 

Il y a d’autres synergies avec Air France puisque toutes nos routes sont aujourd’hui visibles sur le site Internet d’Air France ou encore du fait que nos clients bénéficient du programme Flying Blue. En outre nous sommes intégrés dans certains contrats entreprises ».

 

Cela ne risque-t-il pas de brouiller les cartes pour les clients ?

« En termes de clarification des marques, le code-share ne pose pas de problème. D’autres grands groupes ont des partages de codes similaires et Air France vole en code-share avec d’autres compagnies. Il suffit de bien expliquer les choses aux clients. Dans le portefeuille de marques du groupe, le positionnement low-cost de Transavia est plutôt clair… ».

 

Une fois les travaux de jonction des deux terminaux d’Orly achevés, peut-on imaginer que la coopération avec Air France aille plus loin qu’un simple partage de code, avec des connexions organisées, et ce, au risque de casser le modèle?

« Avec le modèle low-cost, les connexions se font. Ce qui est aujourd’hui difficile à Orly, c’est la problématique des aérogares différentes. Une fois sous le même toit, le parcours client est beaucoup plus facile. Il y aura des connexions « naturelles ». Et ces correspondances seront simples ».

 

La possibilité d’une évolution de Transavia vers le long-courrier est-elle à l’étude ?

« Jean-Marc Janaillac, le président du groupe Air France KLM l’a annoncé, une réflexion stratégique a été lancée. Et il l’a dit, on ne peut pas ne pas considérer cette concurrence low-cost long-courrier. Cela fait partie des travaux qui seront menés en cette première partie de l’année. Nous verrons bien quelle est la réponse que le groupe décidera d’apporter à cette nouvelle concurrence de plus en plus marquée ».

 

Transavia fait-elle partie de cette réflexion ?

« L’ensemble des acteurs du groupe Air France KLM y contribue. La réponse qui sera donnée n’est pas connue… ».

 

Le sujet –clivant– de la création de bases Transavia à l’extérieur de France va-t-il revenir sur la table ?

« La feuille de route est très claire : la croissance de Transavia France doit se faire au départ de France. Il y a encore beaucoup d’opportunités à exploiter depuis notre marché naturel ».

 

Justement, n’y a-t-il pas des routes purement domestiques qui, à certains moments de l’année, pourraient être des gisements de croissance pour Transavia ?

« Encore une fois, notre feuille de route est très claire : des départs de France vers l’Europe et le bassin méditerranéen… Et elle nous occupe déjà beaucoup ! ».

Publié par Mathieu Garcia

Journaliste - Rubrique Transport - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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Vos réactions

  1. Transavia France aura donc mis 10 ans pour avoir cette idée?
    Pourquoi avoir attendu autant de temps pour se faire manger par la concurrence ? Ils ont fait des grandes écoles chez Transavia on dirait…

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