Est-il pertinent de labelliser les compagnies aériennes ?

Le label doit être délivré par un organisme certificateur après une démarche volontaire des compagnies.
Le dispositif doit compter trois volets bien distincts : la sécurité, la qualité et la transparence.
D’après les participants, un label ne devrait pas apporter grand-chose de plus en matière de sécurité.
Sécurité aérienne : y a-t-il un responsable dans l’avion ? Un thème ô combien d’actualité dont ont débattu au 5e Forum Tourcom différents intervenants : Bruneau Fareniaux, directeur du tourisme, René-Marc Chikli, président du Ceto, Alain Truffaut, directeur des opérations aériennes chez Star Airlines, Colette Clément, spécialiste des problématique tourisme chez UFC Que Choisir ?, et Richard Vainopoulos, président de Tourcom et initiateur des Forums. Finalement, c’est bien autour du projet de création d’un label, lancé par les pouvoirs publics au lendemain du drame de Charm el-Cheikh, qu’ont principalement tourné les débats. Comme l’a rappelé le directeur du tourisme, il s’agit avant tout de « créer un dispositif incitatif débouchant sur une démarche volontaire de certification des compagnies aériennes en matière de sécurité, de qualité et de transparence ». Comment ? En créant dans un premier temps un référentiel pour chacun des volets du label (via un groupe de travail sur le transport et un comité pour la sécurité, la qualité et la transparence) puis en choisissant ensuite un organisme de certification dont la mission sera de publier, au fur et à mesure, la liste des compagnies labellisées. Bruno Farenieaux précise: « Ce système ne peut fonctionner que si les professionnels s’engagent à utiliser en priorité les compagnies de la liste. » Des professionnels justement, représentés par René-Marc Chikli, qui rappelle que « les TO ont pris les premières mesures de transparence dans les brochures hiver 2004-2005 alors qu’ils n’ont aucune obligation de le faire ». Et le président du Ceto d’ajouter, soulevant au passage un point crucial : « Jusqu’ici on partait du principe qu’une compagnie aérienne qui a l’autorisation d’atterrir en France et d’y décoller était une bonne compagnie, aujourd’hui, nous nous associons à la labellisation car elle a surtout des vertus pour rassurer le client. » Ce que confirme Alain Truffaut en expliquant : « Objectivement, vu la réglementation déjà existante, le label ne devrait pas changer grand-chose en matière de sécurité, en revanche, il pourra avoir un impact médiatique sur le consommateur. » Un membre du Syndicat national des pilotes de ligne, présent dans la salle, enfonce le clou : « Avec votre label, vous vous félicitez de lois qui existent déjà et qui devraient être appliquées. » Par ailleurs, Bruno Fareniaux a indiqué qu’une « réflexion sur le rapport qualité/ prix/ sécurité sera prochainement engagée par le ministère ».

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