Face aux railleries, la SNCF défend sa nouvelle marque TGV

Transport

A la question de savoir si la SNCF allait faire « machine arrière » après avoir été raillé sur les réseaux sociaux pour le lancement de la marque InOui, Guillaume Pepy, président du transporteur, a justifié ce virage stratégique et fait preuve de pédagogie.

« Tout changement chez nous est regardé avec un œil critique et la plus forte critique, c’est l’absence de changement », retourne Guillaume Pepy, président de la SNCF. Les Français adorent le TGV – c’est avec le micro-onde l’une des cinq innovations préférées du 20e siècle – mais ils voudraient un meilleur service ». En fait, « en avoir pour leur argent ». Il  explique : « Nous avons testé avec les clients les noms de ce service TGV et ils ont estimé que OuiTGV ressemble à Ouigo alors que InOui reflète la qualité de service ». Pour Guillaume Pepy, il faut d’autant plus distinguer les deux services qu’il va falloir faire face à l’ouverture du marché à la concurrence : « Mon obsession c’est que la SNCF ne se retrouve pas dans le mur, comme des compagnies aériennes dans quand la concurrence va arriver. Si c’est le cas, on sera impardonnable. On ne connait pas la date précise mais on sait que cela va arriver. On a lancé le TGV low cost parce que l’on ne veut pas que nos futurs concurrents disent « c’est nous qui avons inventé le low cost ». Dans le même esprit, le président explique : « Nous ne voulons pas que nos futurs concurrents arrivent en disant, « regardez, nous avons un meilleur service que le TGV classique, c’est à nous de le faire ».

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