Faillite de Primera : Norwegian propose un tarif spécial pour rapatrier les naufragés

Transport

Primera Air (en fait Primera Air Nordic et Primera Air Scandinavia, toutes deux propriétés du groupe touristique Primera Air Travel) s’est déclarée en faillite. Les passagers vols secs bloqués à destination en seront pour leur poche.

Les passagers « vols secs » de Primera Air bloqués à destination vont devoir remettre la main à la poche pour rentrer. Norwegian a décidé de mettre en place un tarif spécial pour les naufragés de Primera. Cela concerne notamment les passagers coincés entre Paris et Newark, New York JFK et Boston. Jusqu’au 14 octobre ils ont accès à un tarif inférieur de 50% aux tarifs classiques Economy (hors taxes) et sujets à disponibilités.

Primera, qui opérait notamment des vols transatlantiques au départ de plusieurs plateformes européennes, dont Paris, explique sur son site Internet qu’elle n’a pas réussi à trouver un arrangement avec ses banques lui permettant de continuer à opérer.

Elle précise qu’une série d’aléas, au cours des deux dernières années, a altéré sa santé financière. Avec d’abord en 2017, une perte de 10 millions d’euros liée à des problèmes de corrosion sur un appareil. Primera Air explique également que des retards de livraisons d’appareils, les dysfonctionnements opérationnels et les affrètements d’avions qui en ont découlé ont d’ores et déjà occasionnés des surcoûts de l’ordre de 20 millions d’euros en 2018.

Craignant de nouveaux retards de livraisons et anticipant de nouvelles pertes dans un environnement de plus en plus dégradé par une forte pression tarifaire et un prix du carburant en hausse, Primera Air a donc décidé d’arrêter les frais à un moment de l’année ou les conséquences seraient moins importantes en terme de nombre de clients.

Rappelons que seuls les passagers voyageant dans le cadre d’un forfait peuvent se retourner vers leurs agences ou TO pour leur demander assistance. Ceux qui sont passés en direct, et ils doivent être nombreux vu le modèle « low-cost » de Primera, peuvent tenter de faire annuler leurs transactions bancaires s’ils n’ont pas encore été débités. En tout cas, ils ne perdent de rien à tenter de se rapprocher de leurs banques ou de leurs assurances.

 

 

 

 

Publié par Mathieu Garcia

Journaliste - Rubrique Transport - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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Vos réactions (3)

  1. Les banques et les assurances prises pour annulation ne remboursent rien, c’est un litige commercial, j’en fais les frais.C’est Primera qui doit rembourser, compagnie fantôme actuellement , il faudra certainement aller en justice.

    1. Il ne fallait acheter de billet sur cette compagnie. Comme beaucoup, vous êtes attiré par le « pas-cher » qui n’est « pas bon ». Il fallait acheter un billet sur une vraie compagne aérienne qui paye décemment TOUS ses employés, qui possède une flotte étoffée, qui offre des services de qualité. Vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous même…

  2. Les compagnies « bas-coûts/bas-prix » long-courrier ne sont viables économiquement (cf. frais fixes incompressibles trop élevés). Norwegian n’est pas en bonne santé… quant à celles opérant sur le moyen-courrier, le cycle de croissance « vertueuse » se termine (cf. Ryanair). Aussi les aéroports comme Toulouse-Blagnac qui misent sur celles-ci pour donner « un coup de fouet » à leur croissance, s’exposent à d’énormes déconvenues. « L’empreinte du Dragon », de Jean Tuan, récit de fiction publié par C.L.C. Edition et sorti en septembre, prend pour cadre le 4ème aéroport français. Il dévoile les menaces que l’évolution de son actionnariat fait peser. Une lecture qui ravira les amateurs d’aéronautique.

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