Force commerciale, partages de codes, programme de fidélisation : Transavia resserre ses liens avec Air France

Transport
Transavia Lyon

« Dix ans c’est très long, mais c’est aussi très court ». En particulier quand on parle de la vie d’une compagnie aérienne. Pour Franck Terner, le directeur général d’Air France et donc d’une certaine façon le coactionnaire de Transavia France, c’est aussi une façon de souligner le travail réalisé en un temps record par les équipes de la low cost française depuis son premier vol, le 12 mai 2007, avec l’ouverture d’Orly Porto.

Cet outil développé par Air France avec le concours de Transavia Hollande (elle-même filiale de KLM) pour « adresser » le segment low-cost est aujourd’hui considéré par la direction de la compagnie française comme un levier de croissance énorme. De fait en 5 ans (2011-2016) Transavia France a vu son nombre de passagers tripler, à 5,3 millions, tout comme sa flotte qui est passée de 8 à 26 avions sur la même période. Et ce ne sont pas les 4 nouvelles machines qui auront intégré la flotte en 2017 qui viendront inverser cette tendance au développement. D’ailleurs l’objectif est toujours d’en opérer 40 à l’horizon 2020. Mais pour remplir les appareils de sa filiale,  Air France, dans une logique de groupe, a décidé de faire évoluer sa relation à Transavia. Cela passe par l’intégration complète de Transavia au programme de fidélité Flying Blue. Sur tous les voyages de la compagnie, chaque client pourra maintenant cumuler des miles, à partir de 500 miles l’aller-retour sur tarif Plus et Max. Mais aussi la possibilité de retrouver l’offre de vols de Transavia France sur le site Air France, pour toucher une base de clients plus large. Enfin, à l’hiver 2017, un code-share avec Air France sera mis en place sur les routes ou les deux compagnies ne volent pas en doublon, soit une soixantaine de routes concernées à l’été. Le tout avec l’idée pour Transavia de profiter de la force commerciale d’Air France en France et en Europe, par exemple en matière de contrats firmes. Concrètement tout cela devrait se traduire par plus de visibilité et de recette pour Transavia, qui a atteint l’équilibre en 2016 avec un an d’avance sur ses objectifs et par plus de routes à offrir pour Air France.

Publié par Mathieu Garcia

Journaliste - Rubrique Transport - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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