Fréquentation en chute libre à Nîmes

Transport

Depuis deux ans, le nombre de passagers en transit à l’aéroport de Nîmes est en chute libre : 320 000 en 2001, 230 000 en 2002, 130 000 en 2003. Et depuis l’arrêt de la liaison avec Paris d’Air Littoral en juillet dernier, cette baisse s’est encore accentuée. Il ne reste plus aujourd’hui qu’un vol quotidien programmé au départ de Nîmes : celui de Ryanair à destination de Londres Stansted. Seuls 150 passagers fréquentent donc chaque jour une aérogare qui avait été entièrement rénovée il y a dix ans (8,4 ME d’investissement). De fait, la plate-forme gardoise accuse un déficit budgétaire de 1,5 ME en 2003. Pour sortir de l’ornière, impossible de compter sur l’émergence d’une offre charter : les aéroports de Montpellier et surtout Marseille occupent déjà tout le terrain sur ce segment. Reste donc la possibilité de renforcer les liaisons low cost. Mais Ryanair n’a pas pour l’instant de nouveau projet dans le Gard, et la future compagnie française Flyeco, dont le siège avait été annoncé à Nîmes, n’est encore qu’une Arlésienne. Les remous dans le paysage aérien français ne portent pas Maurice Blachas à l’optimisme, même si le directeur de l’aéroport gardois reste en contact avec les initiateurs du projet Flyeco : Eric Chambard (fondateur d’Air Saint-Tropez) et François Lannou (ancien président d’une entreprise de service spécialisée dans l’environnement). Un autre rayon d’espoir pourrait pointer à l’horizon, avec l’agrément Fiata d’une ligne Nîmes-Paris. Mais aucune décision n’est attendue avant la fin des prochaines élections régionales.

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