GDS : Après le bâton, Lufthansa sort la carotte

Transport

Le groupe Lufthansa a été le premier à introduire une rupture dans modèle économique traditionnel liant compagnies aériennes, GDS et agences de voyages. En 2015, la décision du groupe allemand d’introduire une surcharge sur les bookings réalisés en GDS avait fait grand bruit. D’autant que dans la foulée, les groupes IAG et Air France KLM se sont introduits dans la brèche. Aujourd’hui, les compagnies du groupe Lufthansa ont décidé de faire un pas de plus dans la maitrise de leur distribution.

 

Le groupe Lufthansa se veut pionnier en matière de norme NDC, le nouveau format de distribution basé sur la technologie XML développé sous l’impulsion initiale de Iata. Après plusieurs mois de développement et un premier déploiement sur ses marchés sources, le groupe allemand se prépare à implémenter son NDC Partner Program, basé sur une API NDC (une connexion directe à son inventaire à travers l’interface de réservation baptisée SPRK) sur le marché français.

Des tarifs exclusifs pour ceux qui passeront en direct

Et cette fois, pour inciter les agences à contourner les GDS, Lufthansa ne propose pas seulement une surcharge. A compter du 1e octobre, ceux qui feront le choix  d’adhérer bénéficieront d’avantages tarifaires non négligeables regroupés sous l’appellation NDC Smart Offer : Des prix moins chers de 20 euros (par aller/retour) sur les tarifs Light et Classic Europe (les tarifs Flex ne sont pas concernés). Concrètement, entre un aller/retour en Europe réservé en GDS et le même via l’API de Lufthansa, le différentiel sera donc de 36 euros (le tarif préférentiel du programme Partner + la surcharge GDS).

Et ce n’est pas tout, outre un support technologique, les membres du programme bénéficieront aussi de promo exclusives, de tarifs différenciés sur les ventes additionnelles et également d’un programme d’incentive sur les ventes.

La suite, ce sera la mise en place d’un outil baptisé « continuous pricing », permettant à ses utilisateurs d’accéder à système de pricing extrêmement fin, disposant de beaucoup plus de classes tarifaires qu’en GDS et considéré comme un réel avantage à la vente.

Vers de nouveaux rapports commerciaux ?

Pour autant, Michael Gloor, le responsable des ventes pour la France et le Benelux du groupe Lufthansa précise que les ventes en GDS représentent encore « plus de 50% des ventes » de ses compagnies et que « le GDS en soit n’est pas un problème ». Lorsqu’on lui demande si le problème, c’est le niveau des booking fees pratiqué par les GDS, il répond qu’effectivement, « il y a de nouveaux modèles commerciaux à trouver… ».

Publié par Mathieu Garcia

Journaliste - Rubrique Transport - Le Quotidien du TourismeMe contacter

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *