Grèves des 6 et 7 juillet : La SNCF ne veut laisser personne à quai

Transport

Pour le 1e week-end de grands départs, la SNCF attend environ un million de voyageurs. Si le programme initial sera forcément perturbé par le mouvement initié par la CGT Cheminots et Sud-Rail, la direct de l’entreprise explique tout mettre en œuvre, avec un « travail de fourmi » réalisé en amont, pour que 100% des vacanciers partent.

« C’est la première fois qu’un mouvement social s’attaque aux départs en vacances… » Si Rachel Picard DG Voyages SNCF semble regretter le préavis de grève déposé par la CGT cheminots et Sud-Rail pour les journées des 6 et 7 juillet prochains, elle n’en affiche pas moins une certaine confiance quant au déroulé opérationnel de ce premier grand week-end de départ en vacances. Il faut dire qu’avec 36 jours de grèves depuis début avril, les équipes de la SNCF ont eu l’opportunité d’affiner des process construits autour de trois grands principes :information, garanties et flexibilité.

D’abord en donnant des informations relatives à un plan de transport battit en amont et en fonction des ressources disponibles les jours de grève. Une promesse faite aux clients qui sera ensuite tenue au mieux. En trois mois ce sont plus de 3 millions de sms et courriels que l’entreprise a envoyé. Et si au mois d’avril, ils partaient à j-2, en juin, les clients étaient prévenus d’éventuels changement jusqu’à 15 jours du départ. Cette gestion des ressources largement en amont, même si elle se fait à flux tendu, a également permis à la SNCF de mettre en place des trains « garantis » les jours de grève. Une centaine en avril, 350 en mai et jusqu’à 600 en juin, en privilégiant les trains du quotidien en semaine et les TGV le week-end. Vacances obligent, les 6 et 7 juillet ce sont les grandes destinations touristiques qui seront en haut des panneaux d’affichages, avec de 80% à 100% des assurés (100% pour le Sud-Est ou encore Noirmoutier pour cause de départ du tour de France). Enfin, et c’est le volet flexibilité, sur les relations ou les dessertes qui ne sont pas assurées à 100% (qui sont aussi celles qui bénéficient de beaucoup de fréquences) la SNCF a protégé des places pour favoriser les reports de ceux dont le train est annulé (30% de billets échangés sans surcoût pour les clients en 3 mois). L’objectif en ces jours de grands départs, explique une Rachel Picard qui en profite pour rappeler que la SNCF et les congés payés sont nés en même temps (NDLR : respectivement en 1938 et en 1936), « c’est que 100% des vacanciers partent et que personne ne reste à quai ».

Publié par Mathieu Garcia

Journaliste - Rubrique Transport - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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